Annales des Mines (1855, série 5, volume 4, partie administrative) [Image 247]

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MINES.

TROISIÈME

48 <J

PÉRIODE.

troyé, donnons et octroyons, par ces présentes, notre droit

pour porter les travaux des mines à leur perfection, et des

royal du dixième, tel qu'il nous est dû sur le produit de toutes

sommes considérables qu'ils seront obligés

lesdites mines, tant sur celles qui sont déjà ouvertes que sur

d'avancer pour

cette entreprise, nous promettons de leur accorder des titres

celles qui s'ouvriront à l'avenir, soit par ladite compagnie ou

d'honneur qui puissent passer à leur postérité, sur la repré-

par ceux auxquels il a été ou sera accordé des concessions, qui

sentation qui nous en sera faite par notredit cousin le duc de

payeront le dixième à ladite compagnie, pendant lesdites trente

Bourbon, et à cet effet personne ne pourra entrer dans ladite

années que le privilège doit durer, à l'exception néanmoins de

compagnie que de l'agrément de notredit cousin, qui donnera

ceux auxquels nous en avons fait remise.

des lettres de directeurs ou autres titres à ceux qu'il aura

Art. h. Pour exciter ladite compagnie à accélérer l'exploi-

agréés pour former ladite compagnie.

tation des mines du côté des Pyrénées, où elle fera d'autant

Si

plus de bien que les habitants n'ont pas d'occupation pendant

DONNONS

EN MANDEMENT,

etc.

toute l'année, comme aussi dans la vue de répandre dans ce pays une quantité suffisante de menues espèces, tant pour le

ARRÊT DU

commerce que pour le payement du grand nombre d'ouvriers

CONSEIL D'ÉTAT DU

POUR CONNAÎTRE

que ladite compagnie sera obligée d'employer, nous ordonnons

CONTESTATIONS

que les matières d'argent et de cuivre rouge pur, provenant

NEES ET A

desdites mines, seront converties en sols de cuivre et de bil-

PAGNIE DES

ET

ROI NOMMANT

JUGER EN

DES

COMMISSAIRES

DERNIER RESSORT

TOUTES

LES

GÉNÉRALES , PARTICULIÈRES ET PERSONNELLES,

NAÎTRE , MINES

CONCERNANT DU

LES

AFFAIRES

DE

LA

COM-

ROYAUME.

lon, dont le bénéfice de la fabrication appartiendra à ladite Le roi s'étant fait représenter, en son conseil, l'édit du mois

compagnie, jusqu'à concurrence de trois millions de marcs de

de février 1722, portant l'établissement d'une compagnie pour

cuivre et de quatre cents mille marcs de billon.

travailler les mines du royaume, et étant informé que cette

(i) • • • • • :.• • .. . . Art. tu Comme la compagnie consommera beaucoup de

compagnie avait fait des recherches et ouvert plusieurs mines abondantes dans les Pyrénées de Béarn, sa majesté, pour favo-

poudre pour l'ouverture de ses mines, nous nous engageons à

riser cet établissement, aurait fait rendre un arrêt (2) en son

lui en faire fournir de nos magasins jusqu'à la concurrence de

conseil, le 12 juillet 1723, par lequel elle aurait attribué la

dix mille livres pesant, par année, au prix qu'elle nous aura coûté.

connaissance des contestations qui pourraient survenir, pour raison de l'exploitation des mines dans le ressort du parlement

Art. 12. Les gentilshommes, officiers et autres, de quelque

de Pau, aux commissaires nommés par icelui, pour les juger

qualité et condition qu'ils soient, pourront prendre intérêt

en dernier ressort ; et, sa majesté étant informée du succès des

dans ladite compagnie, soit comme directeur ou comme inté-

travaux de ladite compagnie qui deviennent très-avantageux à

ressé , sans pour ce déroger à leurs privilèges. Art. i3. Permettons à ladite compagnie de dresser, de l'a-

(1) Des lettres patentes furent données à Versailles, le 11 juillet suivant, pour l'exécution de cet arrêt (C, p. 303). (2) La teneur de ce document, auquel étaient également jointes des lettres d'exécution de même date (Meudon. C,285), se trouve suffisamment indiquée ici pour qu'il ne soit pas nécessaire d'en donner le texte; la lecture de cet arrêt ferait seulement voir, déplus, qu'il a élé provoqué par les troubles que plusieurs particuliers et communautés ont apportés aux travaux d'exploitation du sieur Galabin, par les grands frais et les retards qu'aurait entraînés le cours ordinaire de la justice, s'il avait fallu lésoudre devant elle toutes les difficultés.— L'arrêt de 1728 montre du reste comment se traitait alors le contentieux des mines; il offre enfin un intérêt particulier, à raison de l'énuméiation qu'il renferme des anciennes ordonnances.

grément et sous l'autorité de notredit cousin le duc de Bourbon , tels statuts et règlements que bon lui semblera, pour la régie, conduite et police des personnes qu'elle emploiera au travail des mines, pour être exécuté selon leur forme et teneur. Art. 1Z1. En considération des soins et de l'application que nous attendons de ceux qui composeront ladite compagnie,

(1) Il a paru inutile de reproduire les six articles suivants, qui réglementent la fabrication, la livraison et le payement des flansmétallique:, ainsi que le contentieux auquel peut donner lieu ce travail spécial.

Jk

22 juin 172s

(I).

Compiègne. „ C, p. 298. R. 589.