Annales des Mines (1913, série 11, volume 3) [Image 136]

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aient paru brtement pessimistes et que, dans des paragraphes p'écédents, nous ayons parfois anticipé sur ce qui va suivra pour montrer les différences entre les nouveaux hauts fourneaux et celui de. Trollhàttan, nous indiquerons néanmoins ces déclarations ci-dessous : f. — Les dimensions du haut fourneau et son mode de travail partissent d'une manière générale convenables, tout au moiis quand il s'agit de consommer du charbon de bois comme 'éducteur et des minerais en morceaux comme matière à réduire. Les conditions de fonctionnement sont moins favorables avec des proportions importantes de minerai en poissière (slig) ; elles sont nettement mauvaises avec de grandes quantités de slig non aggloméré, même préalablement desséché. — Pour l'emploi du coke comme réducteur, 1 faut envisager d'autres profils du haut fourneau ou d'autres procédés de réduction ; nous avons signalé, en particulier, en son temps, que sur ce dernier point les expériences si courtes de Trollhàttan avec un fourneau piévu pour une marche au charbon de bois ne peuvent conduire à des conclusions nettes. IL -— La courant biphasé avec quatre électrodes serait avantageusement remplacé par du courant triphasé avec six éectrodes ; on aurait alors moins de risques d'un fond ce creuset froid et de zones froides entre les électrodes ; on aurait certainement par contre des pertes plus grandes de calories parles boîtes de refroidissement, mais les a'antages précédents ainsi que ceux résultant de risques moindres de dérangement lors d'une avarie aux transformateurs compenseraient largement cet inconvénient. III. — Ai point de vue de la marche continue de l'appareil, il ipparaît que, dans des conditions normales, c'est-à-dire avec un fourneau moins sujet à des changements continuels de lits de fusion, on ne doit pas compter sur plus de trente jours par an de mise hors feu pour ré-

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parafions diverses, ceci comprenant la réfection du creuset, de la cuve, etc. IV. — La circulation des gaz et surtout leur purification, bien que déjà la seconde campagne ait réalisé sur la première et à ces deux points de vue des améliorations sensibles, sont encore à perfectionner pour arriver à supprimer autant que possible les arrêts pour nettoyages de conduite, etc. V. — L'emploi d'électrodes rondes est beaucoup plus avantageux tant pour les consommations que pour la facilité de tenir les joints au passage de la voûte du creuset que celui d'électrodes carrées. L'assemblage à vis demeure pourtant un point faible ; on peut y avoir souvent des ruptures, partant des pertes d'électrodes : pour réduire cet inconvénient, il faut diminuer le nombre de ces assemblages sur une longueur donnée, par suite avoir des électrodes élémentaires aussi longues que possible. Une longueur de 2 m ,50 pour ces éléments est au moins désirable. — On a eu quelques difficultés avec les pièces assurant le contact entre la partie supérieure des électrodes et les câbles d'arrivée du courant ; mais ceci est un point relativement secondaire et il sera facile de corriger ce défaut. VI. — Pour ce qui est du charbon de bois, on a employé soit du charbon de bois ordinaire (skogskol) produit en forêt avec les branches non envoyées aux scieries, soit du charbon de bois obtenu en carbonisant des déchets de scieries (ribbkoï) ; ce dernier se présente en morceaux plats, le premier en morceaux ronds qui ont ordinairement une surface extérieure moindre à poids égal et, par suite, sont moins attaqués par les gaz de la réaction dans leurdescente dans la cuve. L'emploi de skoysIMI est à recommander, avec morceaux élémentaires aussi gros que possible. VIL — Les consommations de courant et de combusTome III, 1913.

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