Annales des Mines (1908, série 10, volume 13) [Image 194]

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NOTE SUR UNE EXPLOSION DE POUSSIÈRES

SURVENUE A LA MINE DE GARDANNE

il se rend au puits Biver. Le cube d'air qui passe dans les travaux n'est pas constant, en raison de la nature de l'aérage ; des essais effectués le 21 janvier 1907, soit quelques jours après l'accident, ont donné des débits de l m3 ,115, 3 m3 ,311 et 3 m3',830 pour les entrées d'air dont il vient d'être question.

Hocher ; les deux autres forçaient l'air à circuler dans les chantiers.

Région où s'est produit l'accident. — La Planche V à plus grande échelle indique la région où s'est produit, l'accident. Cette région est comprise entre les deux galeries de niveau 52 et 88, sur une longueur de 250 mètres environ comptée sur la galerie 52, à l'Est de son intersection avec la descenderie de Camp Jusiou. Trois chantiers (56-62-69) étaient situés dans cette région. En outre, le chantier 66, à l'amont de la galerie 88, et le travers-bancs qui y débouche, venant de Grande-Mine, ont été intéressés par l'explosion. Enfin, le chantier 53 se trouvait à l'avancement Est de la galerie 88. Aii mo. ment de l'accident, on travaillait auxchantiers 53-62-66-69. Le chantier 56 était du poste de nuit. Une faille, ou plutôt une série de failles parallèles coupaient obliquement le champ d'exploitation. La région .située au Sud de cet accident avait été exploitée antérieurement par la galerie 52; la partie supérieure, qui avait été rejetée légèrement en profondeur, n'avait été reprise qu'en même temps que le niveau 88 avait été commencé. L'air entrant par la descenderie de Camp Jusiou arrivait directement à l'Est auxchantiers 53 et 69, à l'Ouest aux chantiers 66, 56 et 62, puis continuait son chemin vers le puits Biver. Trois portes d'aérage étaient situées l'une P 1; à l'entrée du travers-bancs Grande-Mine — Gros-Rocher, les deux autres P 2 et P 3 sur la galerie 52 Gros-Rocher. La première isolait, au point de vue de la ventilation, les travaux de Grande-Mine de ceux de Gros-

Situation de la mine au point de vue du grisou. — Les mines du bassin de Fuveau sont, en général, peu grisouteuses ; les dégagements de grisou y sont très rares et peu abondants. Les accidents qui ont eu lieu de ce fait n'ont jamais été ni bien graves, ni bien nombreux ; ils ont toujours consisté en simples flambées ou petites explosions survenues, la plupart du temps, à la suite de négligences commises et après des chômages un peu prolongés. Les quartiers où se dégage le grisou sont distribués sans aucune régularité et varient d'une époque à l'autre. Presque toujours, c'est à proximité des avancements des travaux dans certains massifs vierges que le grisou fait son appartion ; mais, lorsque ces massifs ont été drainés par les galeries de traçage, on n'en constate plus trace dans les chantiers. Deux régions seulement, dans toute l'étendue du bassin de Fuveau, se sont - montrées plus régulièrement sujettes à des dégagements de grisou et ont été classées comme faiblement grisouteuses. L'une d'elles, qui porte sur le lambeau de Gardanne, est la région située à l'Ouest du puits Biver. Les prescriptions qui y sont appliquées sont celles du « Règlement général d'exploitation » approuvé le 16 janvier 1906, qui diffère peu du Règlement-type de 1895. La région située à l'Est du puits Hiver n'était soumise à aucune prescription spéciale ; néanmoins, par mesure de précaution, les avancements de Gros-Rocher étaient soumis à une surveillance quotidienne de l'aérage et des essais fréquents à la lampe Chesneau . Situation de la mine au point de vue des poussières. — Les mines du bassin de Fuveau ne sont pas poussié-