Annales des Mines (1905, série 10, volume 7) [Image 36]

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RÉSULTATS DUNE ENQUETE SUR LES CABLES DE MINES

Les dix-sept autres l'ont été pour cause d'usure, qui se manifestait généralement par la présence de nombreux fils cassés. Les pertes de résistance à la patte, mesurées sur 14 de «es câbles, étaient faibles : Dans 7 cas de — 4 —

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0 à S p. 100 '> à 10 — 10 à 20 —

C'est donc essentiellement l'usure résultant de la rupture des fils qui a été, à Blanzy, la cause des mises hors de service des câbles métalliques; c'est l'inverse qui a lieu pour les câbles et textiles. M. l'ingénieur en chef Nentien en conclut que les essais ne fournissent pour les -câbles métalliques aucun diagnostic précis, et il pense «qu'il en sera de plus en plus ainsi, à cause de l'emploi qui se généralise d'aciers durs à très forte résistance. C'est -donc, essentiellement, dit-il, sur des visites minutieuses et fréquentes qu'il faut compter pour assurer la sécurité «lu personnel. Dans la Loire, les observations ont porté essentiellement sur les câbles en textiles. Les ingénieurs mentionnent les résultats ci-après : Aux Houillères de SaintÊtienne, sur 58 câbles en aloès réformés : 12 l'ont été 26 — 11 — 9 —

pour insuffisance de résistance ; pour fatigue apparente ; pour durée de service suffisante ; pour avaries accidentelles.

Pour les 20 câbles présentant une fatigue apparente, les diminutions de résistance à la patte étaient en «toyenne de 10 p. 100. A VMehœuf, sur 7 câbles en aloès mis hors de service pour diverses causes, aucun ne présentait aux essais une résistance insuffisante. La diminution constatée à la natte était seulement, en moyenne, de 14 p. 100.

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A Montrambert, 22 câbles en textiles ont donné : 1 réformé pour avarie accidentelle ; 1 — pour épissure mal faite ; 11 réformés pour usure et défauts apparents; 9 — pour ancienneté ou insuffisance de résistance aux essais.

Dans ces derniers cas, les diminutions de résistance à la patte étaient comprises entre 13 p. 100 et 40 p. 100; la moyenne était sensiblement de 30 p. 100. Les essais opérés sur les treize autres cas n'avaient mis en évidence que de faibles diminutions, inférieures à 10 p. 100. Dans la Loire comme dans le Nord, le Pas-de-Calais et Saône-et-Loire, ce n'est donc pas la diminution de résistance constatée lors des essais qui est la principale cause de réforme des câbles en textiles. Pour les câbles métalliques, les essais de traction sont encore, dit M. l'ingénieur Classer, moins probants que pour les câbles en textiles. Ces câbles peuvent donner àla rupture des résultats satisfaisants, alors que les fils complètement écrouis se brisent à la moindre flexion ou au moindre choc; aussi est-ce la rupture des fils qui constitue la principale cause des mises hors de service. Dans le Gard, on a constaté que la région del'enlevage était pour les câbles en textiles celle qui éprouvait le plus de fatigue. Au puits du Viaduc des Salles-de-Gagnières, profond de 350 mètres, un câble en aloès mis hors de service, après trente-huit mois, à la suite de la rupture de deux aussières à l'enlevage, fut soumis à des essais. On constata que, tandis que la résistance initiale devait être de 700 à 7o0 kilogrammes par centimètre carré, elle était descendue à 216 kilogrammes à l'enlevage et seulement à 403 kilogrammes à la patte. Au puits Silhol des mines de Bessèges, profond de 375 mètres, deux câbles en aloès, essayés après la mise Tome VII, 1903.

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