Annales des Mines (1902, série 10, volume 2) [Image 208]

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CONCERNANT LE DEBIT DE LA VAPEUR

OBSERVATIONS SUR LES EXPÉRIENCES DE M. RATEAU

ché à faire passer une ellipse non pas entre les points expérimentaux, mais par un certain nombre d'entre eux. Cette méthode est tout à fait indispensable et bien supérieure à celle des moyennes. Comme une ellipse de sommet à l'origine et tangente à l'ordonnée origine peut passer par deux points, il est remarquable qu'un troisième, un quatrième et parfois un dixième point se trouve placé sur cette ellipse-. Il arrivera en outre, si les expériences sont nombreuses, que les points rebutés par cette méthode puissent définir une seconde, puis une troisième ellipse. Chose remarquable, ces ellipses ont un même axe horizontal et no diffèrent que par la hauteur de l'axe vertical : l'une est l'agrandissement proportionnel de l'autre. On dirait d'une flamme qui grandit et décroît tour à tour. Et, de fait, le phénomène est du même ordre, il tient au refroidissement ou à réchauffement de la vapeur d'eau, à son humidité ou à sa surchauffe. Les deux séries d'expériences de M. Râteau, des 12 et 13 mars 1896, sur l'orifice en minces parois, présentent fort nettement cette divergence ; la première est entièrement placée au-dessus de la seconde, et cela tient soit à une variation dans la qualité de la vapeur, soit peut-être, comme l'a indiqué M. Râteau, à une variation dans la position du 0 du thermomètre. J'ajoute que, dans les expériences de Hirn sur les gaz, effectuées en 1885 (*), dans le régime varié de l'air sortant d'un gazomètre à pression constante p0 pour pénétrer dans un récipient préalablement raréfié, dont le vide se détruit graduellement par le débit même de l'orifice, les axes verticaux des ellipses expérimentales successives ont décru progressivement pour les orifices contractés,, qu'ils se sont accrus, au contraire, pour les orifices convergents ; que, d'autre part, dans un régime d'ordre inverse

où la pression du gazomètre allait croissant, le phénomène également inverse s'est produit pour les deux séries d'orifices. Il en faut peut-être conclure, qu'un régime quelconque exerce son influence sur celui qui lui succède, et que chaque orifice produit, une action très sensible de refroidissement ou de réchauffement sur les masses gazeuses de l'amont qui y convergent et vont y pénétrer. Cette action secondaire ne saurait être négligée, si l'on a le désir de trouver en la vérification d'une formule de débit la confirmation des hypothèses de la thermodynamique et les éléments du calcul de ses constantes. Identification graphique. — Pour déterminer l'ellipse figurative d'une série expérimentale, je porte bout à bout, sur une réglette de papier, deux segments égaux aux demi-axes présumés, dont je promène les extrémités extérieures sur les directions également présumées des deux axes de noms contraires, l'extrémité du demi-grand axe décrivant, par exemple, la direction du petit axe, l'extrémité du demi-petit axe celle du grand axe; le point M de séparation des deux segments décrit l'ellipse et doit passer par tous les points expérimentaux. Un court tâtonnement permet de tracer ainsi la courbe et d'éliminer les points anormaux qui peuvent être placés parfois sur des ellipses de demi-grand axe vertical plus grand ou plus petit. Cette dernière circonstance s'est présentée pour les deux journées d'expériences de l'orifice contracté D de M. Râteau (12 et 13 mars 1896). Identification numérique. — Choisissons deux points expérimentaux m0 , m x ayant, pour plus de précision, une tangente suffisamment inclinée sur les axes. L'ellipse de ces deux points :

(*) Recherches sur la limite de vitesse que prend un (jnz, etc.. Gau thier-Villars, 188U.

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== A.r — Bx 1 ,