Annales des Mines (1901, série 9, volume 19) [Image 250]

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ÉTUDE

DU

FONCTIONNEMENT

ÉCONOMIQUE DES

Ce diagramme s'obtiendra donc en portant en ordonnées les températures absolues et en abscisses les valeurs S données par la formule

dans laquelle les lettres ont la signification suivante : S , entropie, calculée à l'aide des tables, du poids d'eau e égal au poids de fluide dépensé par cylindrée ; v, volume occupé par le fluide d'après le diagramme d'indicateur totalisé ; '■^jji coefficient numérique donné par les tables. On peut donc construire le diagramme au moyen dèsdonnées de l'expérience, sans faire a priori aucunehypothèse sur la nature des phénomènes qui se passent" dans le cylindre. Les résultats obtenus sont d'ailleurs absolument les mêmes que ceux que fournit la méthode indiquée par M. Boulvin. Il est bon de faire remarquer que le mode de construction indiqué suppose implicitement que l'on admet comme vraies les hypothèses de Hirn, savoir : 1° Que la vapeur est sèche à la fin de l'échappement, au moment où la compression commence ; 2° Que le fluide emprisonné dans le cylindre se comporte comme un mélange uniforme de température constante dans toute sa masse. La première hypothèse est nécessaire pour calculer le poids de vapeur restant dans l'espace mort à la fin de la compression et qui doit être ajouté au poids de fluide traversant la machine pour la détermination de S c . Les conclusions relatives au titre ne sont rigoureusement exactes que si cette hypothèse est réalisée. La seconde a été admise implicitement par ce fait que

MACHINES

A

VAPEUR

A

DÉTENTE

SUCCESSIVE

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le diagramme définit chaque état par une température unique. Pendant la période de compression, l'état représenté par le diagramme résulte de la combinaison de deux opérations distinctes, savoir : l'évolution de la vapeur restée dans le cylindre et le réchauffage de l'eau condensée provenant de la vapeur éliminée pendant l'évacuation. Cette seconde opération se passe dans la chaudière; mais, par suite de la continuité du fonctionnement, on peut évidemment supposer, sans fausser les résultais, que les deux opérations ont lieu simultanément et que les deux' portions du fluide total en jeu ont a chaque instant la même température. Si l'on veut étudier à part l'état du fluide resté dans le liquide pendant la compression, il suffit de tra0 cer la courbe OL' donnant l'entropie du poids d'eau corFIG. 13. respondant et de porter, à partir de cette courbe, en G\D les abscisses telles que U CD, interceptées entre le diagramme et la courbe OL d'entropie du poids de l'eau total. On obtient ainsi la courbe D J D 'J . sur laquelle on peut raisonner comme sur une courbe de détente. Construction du diagramme. — Pour effectuer la construction du diagramme, il est nécessaire de connaître le poids du fluide contenu dans le cylindre. Ce poids se compose de deux parties. L'une comprend la vapeur qui traverse la machine à chaque coup de piston, l'autre est constituée par la vapeur comprimée à bout de course dans 1 espace mort et qui reste dans le cylindre en permanence. La vapeur qui traverse la machine à chaque coup de piston peut faire l'objet d'une évaluation exacte si l'on