Annales des Mines (1895, série 9, volume 8) [Image 42]

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SUR DES DÉGAGEMENTS DE GAZ INFLAMMABLES

SURVENUS DANS DES MINES MÉTALLIQUES.

minables, renferment cependant au voisinage du filon des veinules ou des fragments d'un combustible miné-

sol qui a amené la formation de la glaise bleue, on est conduit à attribuer à ce mouvement une complexité plus grande que ne l'indiqueraient les apparences immédiates. Ce mouvement n'a pas été une simple translation du

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ral dont la composition exacte n'a jamais été fixée. Le plus souvent, ce combustible est tellement broyé et mélangé avec l'argile encaissante, qu'il prend une apparence friable et terreuse : c'était le cas d'échantillons que nous avons pu recueillir en 1871, au 17° nord, vers la hauteur du puits Saint-Joseph. Durocher avait observé, en 1853, un lignite terreux fort analogue, au niveau de 40 mètres du puits des Députés ; en

1855,

au

13°

niveau,

entre le puits des Députés et le puits de la République, il en avait vu des veines irrégulières, atteignant jusqu'à 0'1,10 de puissance ; mais cette fois compactes et à cassure conchoïde. Des constatations analogues ont été faites en d'autres points de la mine, mais toujours au contact de la glaise bleue, à une distance de 01'1,50 au plus de celle-ci. Les travaux qui ont été poussés à une assez grande distance de la faille, dans les assises en place du terrain tertiaire, n'y ont jamais rencontré de lignite. Ces assises présentent une stratification régulière elles ont une inclinaison très faible vers le nord ou le nord-ouest, comme le fond du bassin. Au voisinage de la faille, elles s'infléchissent d'une manière brusque et plongent vers l'ouest-sud-ouest, c'est-à-dire en sens inverse de la flexion qu'elles auraient dû subir d'après le sens du -déplacement apparent produit par la faille.

Il semblerait qu'il y ait eu entraînement vers la profondeur, comme si des eaux était descendues le long de la surface de contact en provoquant une soustraction de matière et par suite l'affaissement des assises situées au voisinage immédiat de la fissure.

Mode d'action et structure de la faille. - Quand on étudie de près les effets produits par le mouvement du

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toit sur le mur suivant la ligne de plus grande pente l'inclinaison du fond du bassin tertiaire, du sud vers le nord et le développement des assises supérieures du bas. sin (calcaire tongrien et faluns) , constaté exclusivement dans cette dernière direction, indiqueraient bien plutôt une flexion d'ensemble subie par la région située à l'est de la faille.

D'un autre côté, l'étude des stries observées sur les surfaces de glissement, fréquentes dans le filon de Pontpéan, devrait permettre de se rendre compte du mouve-

ment relatif subi par les divers points du filon. Or ces stries s'écartent peu de la direction horizontale : elles plongent légèrement vers le sud, sous un angle d'une quinzaine de degrés au plus. La méthode la plus précise pour déterminer le sens et

l'amplitude du glissement consisterait à rapprocher les intersections de la glaise bleue, au mur et au toit, soit avec le filon métallifère, soit avec la diorite. La deuxième

intersection donnerait des résultats assez précis si son tracé avait été déterminé exactement ; mais on sait que ce tracé est hypothétique dans toute la zone des anciens travaux, et la partie comprise dans l'étendue des travaux modernes ne suffit pas pour identifier les points correspondants du toit et du mur de la faille. La délimitation des massifs métallifères, exploités depuis l'origine, est beaucoup plus précise, mais elle ne suffit pas pour obtenir un résultat satisfaisant. D'abord, rien ne prouve que les colonnes riches du toit et du mur représentent des fractions sensiblement équivalentes de massifs primitifs, coupés vers le milieu par la faille. Il est facile de constater que la cassure, tout en ayant une