Annales des Mines (1892, série 9, volume 2) [Image 288]

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570 PERTES DE CHARGE DE L'AIR COMPRIMÉ ET DE LA. VAP.

DANS LES TUYAUX DE CONDUITE.

volume était d'ailleurs corrigé de la dilatation de l'eau et de celle de l'enveloppe en tôle.

la pression bien constante à la chaudière, on s'assurait en consultant les manomètres placés aux extrémités de la conduite que le régime se maintenait et on notait simultanément à intervalles fixes les pressions données par les deux manomètres. On s'arrangeait de façon à faire quatre observations pendant le tiers de la durée de l'essai. On transportait ensuite le manomètre de l'extrémité à la tubulure placée à 200 mètres de l'origine et on recommençait une série de quatre observations pendant le même laps de temps que pour la première série. Enfin le manomètre étant déplacé de nouveau et installé à 100 mètres de l'origine, quatre nouvelles observations étaient encore faites. On se transportait alors rapidement à l'extrémité de la conduite et, à un signal convenu, on

On a expérimenté sur trois conduites en fer étiré, ayant

respectivement 100, 71, 47 millimètres de diamètre intérieur. Ces conduites étaient munies d'une enveloppe calorifuge, composée d'une double enveloppe de tresses de paille, recouverte extérieurement par du papier goudronné.

La conduite en expérience était réunie à la chaudière par 60 mètres environ de tuyaux de 100 millimètres non enveloppés et ayant une pente générale vers la chaudière. Les conduites d'expérience, dont les longueurs étaient Pour les tuyaux de

.

71 47

. .

de 305"',80

de 304 ,90 de 303 ,60

avaient une pente générale vers l'extrémité libre.

Un séparateur d'eau était installé à l'origine de

la

conduite en expérience et un autre à l'autre extrémité. Celle-ci était fermée par un robinet-valve'. Aux deux extrémités de la conduite, à 4 ou 5 mètres des séparateurs, se trouvaient deux tubulures à robinet pouvant recevoir les manomètres. Deux autres tubulures semblables intermédiaires partageaient la distance en trois sections à peu près égales. La chaudière étant en feu et à une pression un peu supérieure à celle qu'on voulait avoir à l'origine, on fermait la valve de l'extrémité et les deux robinets de purge des séparateurs. On notait le niveau de l'eau dans la chaudière, on ouvrait la valve de sortie, de manière à créer rapidement un régime d'écoulement. En même temps on ouvrait les robinets de purge des séparateurs

et l'eau qui en provenait pendant toute la durée

de

l'essai était recueillie dans des récipients tarés. Le chauffeur conduisant le feu de manière à maintenir

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fermait simultanément la valve de l'extrémité et les deux_ robinets de purge. Il ne restait plus qu'à noter le volume d'eau vaporisée, la durée de l'expérience, les poids d'eau

recueillie dans chacun des récipients, pour avoir tous les éléments du calcul de K, dans la formule (p10,94

K

0,000535 L 7TI (mo

p1,94) D5

0,000436 y DL)

(12)

Les valeurs de p et de po sont indiqués dans les tableaux, toutes corrections faites. Chacune des valeurs a été obtenue' en faisant la moyenne de quatre observations. Généralement ces quatre chiffres étaient très Voisins; exceptionnellement les écarts maxima de pression ont atteint 200 grammes.

Les poids d'eau vaporisée sont également indiqués,

toutes corrections faites. On a aussi déterminé l'eau condensée par heure et par

mètre carré de surface intérieure des tuyaux à l'état statique.

Cinq expériences ont été faites sur la conduite de Tome II, 1892.

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