Annales des Mines (1885, série 8, volume 8) [Image 236]

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STATISTIQUE DES ACCIDENTS DE GRISOU pour 1§§E

et iSS3.

Département du Nord.

BASSIN DE VALENCIENNES.

I.

Concessiou

(instituée par ordonne'

--DATE de

LIEU

de

1

d'Anzin. du 3 décembre 1754 ).

CIAUSES DE L'ACCIDENT

NOMB IIE

Causes directes

d'oie 'Mers

--


__

Tués.

de l'inflam-

Blessés.

l'accumulation

5

8

2

3

23

Fosse

3

Août 1882.

Hérin.

Brillés grièvement.

du gaz.

motion

du gaz.

11

9

Accumulation Flamine d'un coup de grisou dans Tonnes. cheminée naine qui s'es une débourré. montante.

6812 1.5,15.096

OBSERVATIONS.

Causes

indirectes.

Cause tonifie

de

Indications générales. L'enrage, très satisfaisant dans son ensemble, se faisait par un ventilateur Guibal , établi sur un puits spécial de retour d'air , de 3 mètres de diamètre. Le ventilateur de 3 mètres de diamètre était mis en mouvement par une machine à vapeur de 30 chevaux, à la vitesse de 65 tours à la minute.La dépression produite était de '70 mm. d'eau et le volume total extrait de 35 me. La fusse dffiérin a toujours été regardée comme une des plus grisouteuses de la région. Circonstances de l'accident.

Deux ouvriers étaient occupés à agrandir une voie de fond au Un trou de naine de 0.20 de profondeur avait été Vers 6 heures du soir, le tireur de naines étant arrivé, alluma la mèche après s'dtre

niveau de 330m afin d'y placer une porte d'aérage. foré au toit.

assuré par une inspection rninutieuse qu'il n'y avait pas de grisou et se retira avec les deux mineurs dans le haut d'une cheminée montante débouchant àffim de distance. Quelques minutes après , la mine fil explosion en se débourrant sans disloquer la roche et à ce moment mdme l'inflammation du grisou se produisit. Les trois ouvriers furent environnés de flammes et grièvement brûlés.

Remarques particulières. 11 paraît probable que l'inflammation du grisou, très peu intense près du coup de mine à cause de la faible proportion du gaz inflammable , s'est propagée jusqu'au sommet de la cheminée où il s'en était accumulé une certaine quantité.

21

Fosse

Février

Tu-

1883.

renne.

8

435

2

Brûlés. Brûlés.

Explosion Cause forte Dégagement subit de grisou, à la d'un coup de Tonnes. faveur dota fissu- mine. ration produite

6910 It.421.287

par un coup de mine.

Indications générales. La fosse Turenne passant pour une des plus dangereuses du département du Nord, on y prenait toutes les précautions d'usage dans les mines grisouteuses , par

ample : emploi exclusif de lampes de sûreté (du type Davy), et interdiction des coups de mine pendant la coupe à charbon. Pendant la coupe à terre, l'allumage était confié à un boute-feu spécial qui devait préalablement constater l'absence du grisou. D'autre part l'aérage était largement organisé. E'air descendait par le puits Turenne , et ressortait par le puits Ernestine situé à l'Est du premier, sur lequel on avait monté un ventilateur de 3. de diamètre, fideant 55 à 60 tours à la l'allaite, donnant une dépression de 55 à 60.m d'eau, et aspirant un volume d'air de 27 à 28 nie.

Circonstances de l'accident.

L'accident s'est produit au niveau de 466m pendant la coupe à

terre ; les circonstances en ont été assez difficiles à reconstituer completement à cause du peu d'explications qu'on a pu obtenir des victimes. Deux ouvriers occupés au percement d'une voie de tond avaient

préparé un coup de mine en couronne pour abattre le toit de la veine formé de schistes. fie houte-feu Vint mettre le feu à la mèche, puis tous trois se retirèrent à 30 mètres de distance. C'est là qu'ils furent tués par le coup de grisou qui accompagna l'explosion de la naine. Sept ouvriers travaillant clans le voisinage furent également atteints, trois d'entre eux furent tués sur le coup , deux succombèrent aux suites de leurs brûlures.

Remarques particulières.

Les effets mécaniques n'ont pas été très intenses ; cependant plusieurs

petits éboulements partiels se sont produits sans qu'aucune galerie fût néanmoins obstruée. Deux ouvriers

travaillant à 300") de distance ont senti un fort courant d'air, ont été culbutés et ont eu leurs lampes éteintes.

Il est vraisemblable que le boute-feu avait pris les Précautions nécessaires avant l'allumage ; d'autre tort toutesles lampes de sûreté ont été retrouvées intactes. On est donc conduit à admettre, que, par suite lu rosite de mine, il y a eu mise en liberté de gaz accumulé sous forte pression, qui a pris fouet fait explosion.