Annales des Mines (1881, série 7, volume 19) [Image 87]

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ET FROTTEMENT DES CUIRS EMBOUTIS, ETC.

MESURE EXACTE DES HAUTES PRESSIONS

aura été bien constatée; on fera de temps en temps la

Lorsque le piston est vertical, son poids suffit pour le ramener à fond de course quand on laisse sortir l'eau de la presse. Lorsque le piston est horizontal, il faut le ramener par des contrepoids; en outre, il faut avoir soin de guider le piston sur une longueur suffisante pour éviter les coincements dus au porte-à-faux du piston ; il est bon aussi, dans ce cas, de l'évider pour le rendre plus léger. Lorsque le piston est horizontal, qu'il traverse le cylindre de part en part, et qu'il se compose de deux parties cylindriques, il est alors nécessairement assez lourd; il est bon de le soutenir à ses deux extrémités au moyen de deux petits chariots roulants munis de ressorts de suspension; la tension des ressorts est alors réglée de manière à porter tout

le poids du piston, en annulant la pression du piston sur les parties métalliques du cylindre. Enfin on doit toujours, comme nous l'avons dit, mesurer au clynanornètre l'effort nécessaire pour mettre en mouvement le piston, lorsque l'eau n'a aucune pression; ce frottement ne peut prendre naissance que si l'ajustage a été mal fait. Toutes ces considérations s'appliquent à l'établissement des presses à caler les roues et aux machines à essayer les métaux ; ces deux genres de machines sont très répandus dans les ateliers de construction.

Mesure des pressions. - La mesure des pressions se fera par l'un des procédés que nous avons décrits i° Si l'on désire avoir une grande précision, on emploiera I, une soupape à fuite comme celle qui est représentée Pl, On aura soin de relier la soupape à la presse hydraulique par une conduite d'un diamètre au moins égal à celui du piston de la soupape et sans étranglements. A côté de la soupape on placera un manomètre sans frottement ou bien un manomètre métallique quelconque dont la sensibilité

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vérification de la soupape au moyen de ce manomètre, comme nous l'avons indiqué.

La graduation de la soupape ne doit pas être inscrite en kilogrammes par centimètre carré, mais bien en tonnes d'effort de la presse; cette graduation sera calculée en tenant compte de la surface d'action du piston et du poids . propre du piston ou du contrepoids de rappel ; le frotte-

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ment des cuirs sera complètement négligé. 2° On peut aussi employer un manomètre métallique, gradué par comparaison avec la soupape et construit comme nous l'avons indiqué. Si l'on emploie le manomètre métallique, il est inutile de mettre une soupape à côté de chaque presse hydraulique ; tous les manomètres métalliques seraient alors gradués en kilogrammes par centimètre carré d'après une seule soupape étalon; on tracerait la graduation en tonnes à côté de la graduation en kilogrammes par centimètre carré, d'après les dimensions de la presse considérée.

5° On peut encore employer pour mesurer les efforts un appareil qui inscrit lui-même sur une feuille de papier

les variations de pression dans la presse, appareil dont nous avons déjà parlé. Le papier porterait des traits parallèles horizontaux correspondant aux diverses valeurs de l'effort de la presse, de tonne en tonne. Enfin on pourra, dans certains cas, employer une soupape à maximum comme celle qui est représentée Pl. I, fig. 5; cet appareil pourra servir clans l'opération de calage des essieux dans les roues; on sait que dans ce travail il ne faut pas dépasser une certaine pression de calage pour ne pas fausser l'essieu.

Nouvelle machine à essayer les bandages. - Comme application de l'étude qui précède, j'ai proposé une machine à essayer les bandages, qui est figurée Pl. II, fig. 5.