Annales des Mines (1880, série 7, volume 17) [Image 210]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

418

IIISTOIRE DES SOURCES.

TRAVAUX EXÉCUTÉS A BOURBONNE-LES-BAINS.

SOURCES.

Sondages n° 8 9. n°10

.

...

degrés.

mit. cubes.

41

34,6 28,8 123,4 61,7 108,0 172,8

65 61 64

n°13

Totaux, moyennes. .

journalier.

45

n°41

.

DÉBIT

TEMPÉRATURE.

51 1/,

529,3

Toutes les eaux ainsi réunies et mélangées, arrivent dans un appareil distributeur qui les partage inégalement entre les services civils et militaires, suivant la règle fixée pour cette répartition. La part de chaque établissement va s'accumuler dans un grand puisard souterrain, suffisant pour

recueillir toutes les eaux pendant 14 ou 15 heures :

419

du ruisseau de Borne. Ce moyen très logique, mais très coûteux, et d'une application difficile, aurait soulevé une grande et légitime opposition de la part des riverains, et il a fallu l'abandonner. M. Duporcq a proposé ensuite de faire tomber l'eau thermale en pluie dans un cylindre ou dans une tour parcourus par un ventilateur énergique; il fit même construire à Bourbonne un réfrigérateur de ce système, sur une assez grande échelle pour bien juger le

la

marche des pompes pendant le reste du temps permet ainsi

de ne rien perdre du débit des sources pendant la saison balnéaire. En hiver, leur produit s'écoule par l'aqueduc dans la rivière d'Apance, sans surcharge habituelle de pression sur les sondages. La température des sources étant trop élevée pour leur utilisation directe, il a fallu de tout temps en refroidir une partie vers 500. Cette opération s'était faite primitivement dans de grands bassins en plomb, placés dans les combles des deux établissements : l'eau y arrivait en moyenne, avec une température de 5o°, et 24 heures au plus de séjour la ramenait au point nécessaire. Dès la création des premiers sondages, l'élévation de la température avait obligé à accroître la surface des réservoirs de refroidissement. Mais avec le nouveau débit de plus de 5oo mètres et avec une température de 600 au moins, des moyens de refroidissement plus énergiques devenaient nécessaires. Lors de préparation de son projet d'ensemble, M. Debette pensa à obtenir la réfrigération en faisant circuler les eaux thermales autour du tuyau où aurait passé une partie du débit

procédé. Les résultats furent satisfaisants ; mais l'entretien était difficile, le moteur coûteux, et de plus, les médecins se montraient fort peu satisfaits d'un procédé que certaines idées fausses leur_ faisaient regarder comme susceptible d'altérer l'efficacité de leurs eaux minérales. Nous en sommes revenus au refroidissement par simple

exposition à l'air, suivant les anciennes habitudes, mais en donnant aux bassins une large surface et une capacité suffisante pour y conserver les eaux pendant deux jours. Les bassins ont été placés en dehors de tout bâtiment, pour éviter la rapide destruction des charpentes sous l'influence

des vapeurs salées dues à l'eau thermale. Ils ont une superficie de 400 mètres carrés, et une profondeur de i mètre, suit une capacité totale de 400 mètres cubes. Adoptant les mêmes idées, le service du génie a construit auprès des nôtres des bassins analogues.

Nous avions proposé de couvrir ces réservoirs d'une légère toiture montée sur arcs en briques pour éviter le soleil qui, pendant l'été, gêne beaucoup le refroidissement. Cette toiture devait encore empêcher la chute des feuilles mortes, diminuer la vigueur des végétations aquatiques et

rendre moins nuisible l'effet de la gelée. La toiture a été supprimée par l'administration, sans que nous ayons eu à constater de trop mauvais effets de cette simplification. Aussitôt achevés ces travaux définitifs d'aménagement

général des sources minérales, l'État a entrepris la construction d'établissements civils nouveaux où doit être