Annales des Mines (1878, série 7, volume 14) [Image 281]

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ÉTUDE COMPARÉE DES RÉGULATEURS.

RÉGULATEURS DE TEMPÉRATURE.

Ainsi, pour un même déplacement dx de la vanne, la perturbation dQ- de débit est proportionnelle à Il en résulte cet inconvénient que lorsque l'orifice est presque fermé, le moindre déplacement accidentel du piston produit une perturbation très-grave dans le débit. Pour y remédier, il suffit de terminer l'orifice en forme de pointe trèsallongée, dans les vannes de toutes sortes. Il serait bon de l'employer aussi pour les régulateurs de prise de vapeur des machines à vapeur. La fig. i6 offre une disposition cl.e leviers qui donne aux valves des propriétés analogues aux vannes dont les orifices sont terminées en pointes. 1".

TROISIÈME PARTIE. RÉGULATEURS DE TEMPÉRATURE.

Régulateurs à dilatation de tiges métalliques. S 49.

Tous les régulateurs de température que nous allons décrire servent à maintenir la température d'un milieu entre deux limites données t, et t, qui peuvent être d'autant plus rapprochées que l'appareil est plus parfait. Le plus simple des régulateurs de température se compose d'une tige métallique située dans l'étuve dont on veut régler la température ; une des extrémités de la tige est fixe, l'autre communique ses mouvements à une soupape éqUilihrée par où arrive l'air chaud, le gaz où la vapeur destinés au chauffage de l'étuve. Ce procédé a l'inconvénient d'exiger des tiges d'une grande longueur pour obtenir une course suffisante; de plus, on a de la peine à empêcher le métal

de s'oxyder, si la température est élevée. Nous citeroà, entre autres, le thermostat du docteur Ure, qui est basé sur l'emploi, de tiges métalliques.

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Régulateurs à dilatation de liquides. APPLICATION AU CHAUFFAGE RÉGULIER D'UNE SALLE QUELCONQUE.

S 50. Pour régler la température d'une étuve, on a souvent employé un réservoir fermé plein d'eau, d'où part un

tuyau également plein d'eau, et qui est terminé par une mem-

brane métallique flexible. Cette membrane peut boucher plus ou moins uni petit orifice par où on fait passer le fluide

servant aï chauffage de l'étuve où est placé le réservoir d'eau. La position de la membrane est une fonction de la température; ses positions extrêmes correspondent à des températures /1 et t2. Ces températures sont d'autant plus rapprochées que le volume total de l'eau enfermée est plus grand par rapport au volume engendré par la membrane dans son déplacement total ; on peut fixer à 12 t, une valeur très-faible, parce que la résistance de la membrane est presque nulle et que l'eau, en vertu de son incompressibilité, a une énorme puissance en se dilatant. M. Schlcesing a employé un appareil de ce genre dans des études sur la germination, et Claude Bernard s'en servait des ses expériences sur l'incubation des oeufs ; (*) il obtenait un écart de température inférieur à A- de degré. Il serait facile d'employer ce système pour régler la température d'une salle quelconque ou d'un atelier chauffés par la vapeur. Il suffirait de remplacer te réservoir d'eau

du régulateur par un tuyau circulant dans tout l'atelier ; une de ses extrémités serait terminée par une membrane élastique dont la position serait une fonction de la température de l'atelier ; cette membrane réglerait l'admission de

laapeur servant au chauffage. On donnerait à l'appareil (*) Voir dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. LXXXIV, la description du régulateur de M. d'Arsonval.