Annales des Mines (1878, série 7, volume 14) [Image 222]

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GISEMENTS DE MERCURE 418 ments métalliques étanches, et les pénétrations de mercure

dans les fondations par interposition de plaques de fonte. La condensation des vapeurs mercurielles est, comme on sait, le point délicat de la métallurgie du mercure ; elle s'opère en Californie à l'aide des appareils les plus variés; elle semble fort satisfaisante dans les nouvelles installations de New Almaden. En tête de la série des appareils de con-

densation se trouvent une ou deux chambres en briques,

DE CALIFORNIE.

traitée dans le four de ioo tonnes, étaient de 21,55. En 1876, dans le même four, ces frais s'établissaient ainsi

A New Almaden, le tirage a lieu par cheminée. 11 est fort lent, ce qui est nécessaire pour une condensation et un dépôt

satisfaisants du mercure, niais moins régulier qu'avec le ventilateur, lequel a été adopté par la plupart des usines californiennes.

Les fours intermittents de New Almaden sont capables,

l'un de 100 tonnes, l'autre de 5o tonnes de minerai par opération. La proportion des briquettes de menus varie du quart à la totalité de la charge. Supposant la totalité des charges en briquettes, rendant 1 p. soo de mercure, on

francs.

Par tonne de minerai Main-d'oeuvre non menu Bois (à 8',60 le stère) Total

avec soles et plafonds métalliques : elles résistent à la température élevée des gaz sortant du four ; elles offrent de

grands volumes, où il y a détente, et par suite refroidissement et surtout dépôt des poussières entraînées ; les plafonds servent d'aires de séchages. Puis viennent un ou deux condenseurs en fonte, avec chicanes et circulation d'eau : ils offrent beaucoup de surfaces condensantes, et sont bons conducteurs de la chaleur ; vue leur place dans la série, ils condensent surtout du mercure et peu d'eaux acides, et, par suite, ne se corrodent guère mais ils étranglent le courant et doivent être en nombre très-limité. Le reste de la série comprend de grands condenseurs en bois et verre, aussi nombreux que le tirage le permet : les vapeurs mercurielles y séjournent longtemps au contact de carreaux de vitre multiples, qui, malgré leur nature et grâce à leur minceur, ont une action condensante trèsefficace, et qui sont inattaquables aux eaux acides.

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trouvait, en 1875, que le prix de revient moyen du mercure dans les cinq fours intermittents était de 5,44 par kilogramme ; les frais de traitement par tonne de menus,

3,27 6,97 10,24

-

( Traitement proprement dit.

.

.

.

10,94

Par tonne de menus. Fabrication et manutention des briquettes

11,911

15,18

Les fours continus pour gros traitent le minerai le plus gros et le plus riche ; on prolonge le grillage et la condensation,

et on ne passe que 10 tonnes par four et par

24 heures. En 1876, le rendement moyen en mercure était de 10,42 p. 100 du minerai traité, et les frais de traitement s'établissaient ainsi Main-d'oeuvre Par tonne de gros. . Bois (à 8',6 le stère)

Coke (à 67',60 la tonne

Par kilogramme de mercure produit

francs.

9171 2,113

1,01

6,15 0,07

Le four continu pour menus ne date que de la fin de 1876; pendant ses 59 premiers jours de marche, il a passé

par 24 heures 24 tonnes de menus, dont le rendement moyen en mercure a été de 1,4o p. oo. Les frais de traitement s'établissaient ainsi francs.

Par tonne de menus.

Main-d'oeuvre Bois (à 8`,6 le stère) Total

Par kilogramme de mercure produit

5,23 5,58 8,61

o,68