Annales des Mines (1877, série 7, volume 12) [Image 183]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

TRAVAUX DE M. GRAND'EURy.

FLORE TIOUILLERE.

550

plus grandes, la strucune complication et une perfection C'est donc ture des pétioles des Angiopteris (*) vivants. rattacher les Néencore aux Marattiacées que doivent se toute vraisemvroptéridées, qui avaient d'ailleurs, selon blance, le mode des végétation des Marattia et des Angiopteris. Enfin, il faut sans doute placer encore dans la classe des souvent Fougères les Schizopteris à frondes fiabelliformes, créé par laciniées, et les Doleropteris, genre nouveau simM. Grand'Eury pour de grandes feuilles généralement ples, sessiles, à contour souvent cordiforme ou orbiculaire, pourraient et à nervation cycloptéroïde. Ces deux genres PalieoOphioglossées, comme les bien se rattacher aux pteris des terrains dévonien et carbonifère inférieur. prépondérance, Les Polypodiacées, qui ont aujourd'hui la houiller. représentées dans le terrain ne paraissent pas

Les Sélaginées de l'époque houillère comprenaient à la fois des plantes herbacées, entièrement

Sélaginées.

semblables à nos lycopodes (Lycopodites), et des végétaux

les arborescents, atteignant jusqu'à 5o mètres de hauteur, Lepidodendron, les Lepidophio'ios et les Halonia. M. Grand'-

et GelEury, confirmant les observations de MM. Gceppert comme denberg, réunit les Knorria aux Lepidodendron Sélan'étant que les moules sous-corticaux de ceux-ci. Les Saint-Étienne et abondantes à ginées sont, du reste, peu il y n'ont pu donner lieu à beaucoup d'observations ; mais certaines esfait rentrer sous le nom de Pseudosigillaria foliaires dépèces particulières de Sigillaires à coussinets currents , telles que les S. striata et monostigma.

Graines fossiles. Les phanérogames gymnospermes, dont l'existence dans le terrain houiller avait .à diverses reprises été presque révoquée en doute, s'y sont montrées cependant extrêmement abondantes et variées, à en juger par les graines nombreuses découvertes dans les quartz de Grand'Croix et de la Péronnière et que M. Ad. Brongniart étudiait avec tant d'intérêt au moulent où la mort est venue le frapper. Elles devaient être décrites par lui dans les plus grands détails, et il avait signalé dès 1874 à l'Académie des sciences les importants résultats qu'il avait obtenus (**), constatant l'existence de près de trente genres

(*) Académie des sciences , Mémoires des savants étrangers,

faible-

t. XXII, n° nulosa.

étrangers, (*) Académie des sciences, Mémoires des savants t.XXII, n° io. B. Renault. Étude du genre Myelopteris.

427 et 497.

Siginarinées. - Ce grand groupe est de même

551

ment représenté dans le bassin de la Loire; M. Grand'Eury a pu cependant élucider à son égard quelques points importants. Ainsi, l'étude de troncs silicifiés du Sigillaria spinulosa (*) a confirmé M. B. Renault et lui dans la conviction, exprimée depuis longtemps par M. Brongniart à la suite de l'examen du S. elegans, que les Sigillaires étaient des végétaux phanérogames gymnospermes, se rapprochant dans une certaine mesure des Cycadées ; ils auraient eu pour graines les Trigonocarpus et les Polygonocarpus, veau genre qui comprend, comme son non-i l'indique noudes graines polygones de formes diverses. Les Stigmaria sont, suivant toute probabilité, les racines des Sigillaires; mais, parmi elles, il faut distinguer d'autres souches à inégales, à cicatrices moins nettes, à radicules branches courtes, pour lesquelles M. Grand'Eury crée le genre Stiomariopsis et qu'il regarde comme les racines des, Syringodendron, genre voisin, mais différent, des Sigillaria.

9. B. Renault et Grand'Eury. Étude du Sigillaria spi-

(*) Comptes rendus de l'Académie des sciences,

t. LXXIV, p. 3/t3,

Études sur les graines fossiles trouvées à l'état silicifié dans le terrain houiller de Saint-Étienne, par M. Ad. Brongniart.