Annales des Mines (1874, série 7, volume 6) [Image 67]

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FABRICATION DU FER, DE L'ACIER PUDDLE

ET DE L'ACIER FONDU.

ment ; on est allé jusqu'à obtenir des éprouvettes de fer

cette fabrication deux perfectionnements très-importants une rapidité deux fois plus grande dans le traitement et une réduction de moitié dans la consommation du com-

doux ; on a recarburé avec du spiegel comme à l'ordinaire, et l'on a coulé des lingots qui ont été laminés en rails et ont donné des produits de bonne qualité ; l'opération entière

n'a pas duré six heures. Par suite de la nécessité où l'on se trouvait de fabriquer rapidement pour terminer une commande pressée, on n'a pas poussé plus loin les essais. Dans ces derniers jours, on a repris les essais avec des fontes grises cl'Allevard (fontes au coke provenant de minerais spathiques seuls) ; l'opération a duré cinq heures

environ, et l'on a obtenu de bons résultats ; on a ajouté par-dessus le bain de fonte une certaine quantité de battitures de bonne qualité (7 à 8 p. oo) ; l'affinage s'est fait alors très-régulièrement; on croit à Saint-Chamond qu'il est nécessaire d'ajouter dans le four des matières oxydées pour commencer la réaction ; celle-ci se continuerait en-

suite toute seule, par suite de la formation directe d'un peu d'oxyde à la surface du bain et du mélange intime de cet oxyde avec la fonte; l'agitation due à la fois au dégagement gazeux résultant de la réaction et au mouvement de rotation de la sole suffit pour produire ce mélange intime. A la suite de ces essais, l'usine d'Allevard a traité pour l'emploi du four Pernot. Ces premiers résultats sont très-encourageants ; un seul four pourrait affiner 2o tonnes de fonte par vingt-quatre heures, c'est-à-dire que deux ou trois fours suffiraient pour transformer en acier la production entière d'un haut fourneau ordinaire ; si l'on réfléchit à la dépense considérable nécessitée par l'installation d'un appareil Bessemer, on est

très-frappé de l'avantage que présenterait à ce point de vue son remplacement par un certain nombre de fours Pernot. Quoi qu'il en soit, même en supposant que son emploi doive toujours se réduire à la fabrication de l'acier au moyen d'un mélange de fonte et de débris de fer ou d'acier, le four Pernot doit être considéré comme ayant apporté à

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bustible.

LÉGENDE EXPLICATIVE DES PLANCHES.

Pl. HI.

Four à puddler.

Coupe longitudinale du four, montrant les dispositions de la sole tournante et de la chauffe. Fig. 2. Coupe horizontale. Le dispositif de la sole tournante et du chariot porteur est indiqué en pointillé. Fig. 3. Coupe transversale de la chauffe. Fig. 4. Coupe transversale du laboratoire, montrant l'inclinaison de l'axe de la sole tournante. Fig. 5. Crochet de brassage. Fig. 6. Ringard servant au brassage quand le fer commence à prendre nature. Fig. 7. Ringard servant à retourner et à. découper le gâteau de fer formé. Fig. 8. Spadelle recourbée pour répartir convenablement la scorie pâteuse à la surface de la sole. g et !o. Projections verticale et horizontale de la moitié de la plaque de fonte SI qui supporte la voûte du laboratoire. Fig. Ir. Coupe de la pièce d'assemblage des deux parties de la plaque d fonte M.

Fig. 12 et

13. Projections horizontale et verticale du banc de fonte de la porte de travail voisine du rampant. Fig. 14 et 15. Projections horizontale et verticale du banc de fonte de la porte de travail voisine de la chauffe.

Pl. IV.

Four à fondre l'acier.

Fig. r. Coupe horizontale du four, indiquant les dispositions de la sole tournante, du chenal de coulée, de la poche de coulée et des lingotières dans la fosse circulaire. La partie on pointillé à gauche représente le chariot porteur et la sole retirés de dessous la voûte du four. Fig. 2. Coupe horizontale du four. Fig. 3. Coupes horizontales du four et plan de la transmission entre la machine motrice et la sole mobile.

Fig. 4. Plan, élévation et coupe d'une douve de la cuve qui forme la sole mobile.

Fig. 5. Plan, élévation et coupe de la douve qui porte l'ouverture de coulée. TOME VI, 18711.

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