Journal des Mines (1815, volume 38) [Image 5]

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STIR UNE mûr

DE LA CRISTALLISATION.

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de symétrie, pour juger, d'après le seul as-

pect des cristaux d'amphibole, qu'ils ont pour

pans M, M de celui qui est rhomboïdal, les autres aux pans 1, r de celui qui est rectangulaire. Or , en général, les premiers sont les

forme primitive un prisme dont la base est

plus nets et ceux qui s'obtiennent le plus faci-

située obliquement à l'axe, s'appliquent, comme d'elles-mêmes, aux cristaux de pyroxène. Rien

lement, et cette considération jointe à celle qui se tire de l'aspect des cristaux et de la

Les considérations que nous a suggérées la loi

n'est si commun parmi ceux qui ont été connus le plus anciennement, que la variété triunitaire représentée pl. VII, fig. 20, dont la forme

est celle d'un prisme à huit pans, terminé vers chaque extrémité par deux faces qui se réunis-

sent sur une arête x inclinée à l'axe. Or, le

même raisonnement que j'ai fait par rapport à plusieurs variétés analogues d'amphibole, et que je me dispenserai de .répéter ici , conduit a cette conséquence, que la forme .primitive du pyroxène ne peut être qu'un prisme rhom-

mesure des décroissemens, dont l'ensemble est plus simple dans l'hypothèse du prisme rhomboïdal , détermine la préférence en faveur de .ce dernier. La molécule intégrante sera, comme dans l'amphibole , le prisme triangulaire qui résulte de la sous-division du prisme rhomboïdal, dans le sens de ses deux diagonales, et la molécule soustractive sera semblable à ce prisme.

boïdal ou rectangulaire, qui dans l'un et l'autre cas sera oblique. La même induction se déduit de l'observation de diverses autres formes se-

Soit maintenant ag (fig. 21) (1) ce même prisme. Menons cs de l'extrémité supérieure de l'arête cg à l'extrémité inférieure de l'arête as, puis s4 perpendiculaire sur ac. Faisons passer par le point c le plan cysl, qui sera la

queraisenleinent que l'incidence des pans M, M

c( perpendiculaire sur le prolongement de

condaires que je décrirai plus bas. Je remar-

n'étant que de deux degrés plus.-forte sur les pans t que sur les pans r,- il est nécessaire d'employer ici le gonyomètre pour s'assurer

que le prisme ne peut avoir un carré pour coupe transversale. Le résultat de la division mécanique confirme ce que l'oeil , guidé par la loi de symétrie, avait

lu d'avance dans l'aspect géométrique de la forme, savoir que la base est inclinee à l'axe, et de plus il fait connaître qu'elle est située parallélement à l'arête x. Mais il laisse le choix indécis entre les deux espèces de prismes, en donnant des joints parallèles , les uns aux

coupe transversale du prisme. Menons ensuite

ab (2) , pUis (,ti, perpendiculaire tant sur ah pro_

longéeque sur sfi enfin soit n le point où le .plan cyst prolongé- couperait r,p, , auquel cas une ligne menée du point c au point n serait Nous aurons ici les perpendiculaire sur trois propriétés que j'ai dit être générales. pour (1) Cette figure et la plupart des autres qui concernent cet article ont été tracées avec une grande précision , par M. Levi., élève de i'EcoeNomale, l"après une méthode de projection fondée sur la géométriedes critanx. (a) La ligne c( sort nécessairement du plan ab.cd, parce que l'angle ab c est obtus. -