Journal des Mines (1814, volume 35) [Image 227]

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CÔTES DE LA CHARENTE-INFEREETJ'RE

6°. La nasse réticulée, buccinum reticulatum,

Lin., buccin cordonné de Bruguière , n'. 4o, appelé ici le burgau pointu, figurée parmi les buccins de Favanne , pl. 33 dig. G-; 7'. Le sabot, turbo..., fort petit coquillage, appelé ici guignette de sart, très-commun dans la partie supérieure de nos rivages, et fort rare sur ces buttes ;

8". Le petit balanne blanc, appelé ici petit. gland de mer ou cravan, qui s'est attaché à la; plupart de ces coquilles , comme il s'attache encore à leurs semblables ; 9'. Enfin, quelques-unes des plus anciennes

coquilles ont été percées de trous par un ver

litophage , comme le sont journellement les vieilles écailles et les pierres 'de nos côtes,. J'ai sous les -yeux ces différentes coquilles, ainsi que leurs pareilles de nos rivages, que j'ai vues vivantes, et je ne peux apercevoir la. plus -

petite différence entre les unes et les autres.

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Quelques heures de plus employées à cette recherche , m'eussent sans cloute fait trouver sur ces buttes d'autres mollusques également semblables aux nôtres; mais ceux-ci doivent suffire, je pense, pour démontrer qu'il y a identité d'espèces, ainsi que les naturalistes doivent l'exiger pour reconnaître ici des circonstances extraordinaires. Tontes celles de ces coquilles qu'on. prend

dans l'intérieur sont aussi entières , et presqu'aussi solides que si elles sortaient de là

trou rond , au-dessus du grand .muscle intérieur dès que ce muscle est atteint , l'huître périt. C'est un ennemi dont il ne me paraît pas qu'on ait fait mention.

ET DE LA VENDÉE.

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mer ; beaucoup ont encore des couleurs trèsfraîches. Les deux valves, tant des huîtres que des mies et des peignes, sont presque toujours anoréunies: la plupart des huîtres posent sur leur valve concave, dans leur état naturel, et forment des. couches horizontales: enfin ces couches sont séparées çà et là, et même traversées par des amas, ordinairement de peu d'épaisseur, cilles coquilles sont pêle-mêle, comme on les voit sur nos rivages s'attacher irrégulièrement les unes aux autres. Celles qui sont disposées par couches n'ont que peu ou point d'adhérence entre elles; mais plusieurs de celles qu'on trouve placées sans ordre ou sur les flancs , et qui n'ont pas été altérées par l'action de l'air, sont collées les unes aux autres, et 'ne se séparent que très - difficilement. Une excavation profonde

faite il.y u quelque tems , au pied de la butte du Nord , dans la terre du -marais, mit à découvert une partie du flanc de cette butte qui ressemblait à un mur et qui était très-dure, parce que les coquilles s'y trouvaient fortement agglutinées. Nos pêcheurs. m'ont dit qu'il en était précisémen t de même dans les ,bancs sous la mer. ta drague enlève facilement les huîtres des surfaces horizontales ; souvent même les flots seuls les détachent et les accumulent dans les angles des

récif, oi on les ramasse aisé tri en t ; e t de la vient

la singulière dénomination d'huîtres courantes qu'on leur a donnée : celles des flancs, an contraire , adhèrent tellement les unes aux autres dans toutes sortes de situations , qu'elles forment des espèces de rochers très-irréguliers. De la terre fine ét sablonneuse a pénétré peu

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