Journal des Mines (1813, volume 34) [Image 105]

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etc. grenu , contenant des coquilles marines, de cinq CHIGUES GIU)LOGIQUES ,

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OBSERVATIONS Sur Porine des Tuyaux ,ozt Puits naturels, qui traversent les bancs calcaires de la colline de Saint-Pierre ; près Mtze"Stricht; Aumo NT , Inspecteur-général au Par M. G r Lx. E Corps impérial des Mines.

LES grands et longs tuyaux dont on vient de lire la description , ne paraissent point encore avoir été observés par le grand nombre de savans et d'ainateurs qui ont visité les carrières de Saint-Pierre près Maëstricht, ni même par M. Faujas de Saint-Fond , qui a décrit ces car-

à six mètres d'épaisseur ; ils sont la plupart remplis d'un sable calcaire siliceux Inde de parties très-fines de chlorite verte. Plusieurs présentent des renflemens qui, aveb leurs parois plus compactes que la masse environnante, les ont fait prendre , par quelques personnes , pour des ossemens ; et ils m'avaient été qués sous cette .dénomination.

J'ai toujours regardé ces tuyaux comme

formés par l'infiltration des eaux dans cette niasse, composée de grains peu adhérens les uns aux autres, à une époque où l'Oise, beaucoup plus élevée qu'elle n'est aujourd'hui, pas-

sait au-dessus de ces bancs coquilliers : époque inconnue, mais certaine d'après l'inspectiou

rières, et qui a figuré leurs produits intéressans avec beaucoup de soin. Il était réservé à M. Ma, thieu , qui a découvert le véritable gisement du

des lieux. J'ai montré ces tuyaux en place à quelques naturalistes qui ont partagé mon

b b(Téob...,:ques.

origine ; l'irrégularité de leurs parois intérieures, leur remplissage avec des débris des roches supérieures , me paraissent des témoins du passage des eaux laissés par la nature.

granite globuleux , cherché inutilement pendant vingt-cinq ans, et celui du porphyre globuleux , de faire connaître ces cavités singulières auxquelles il a. donné le nom d'o!gues Je suis aussi embarrassé que M. Mathieu pour proposer quelque hypothèse exempte

d'objection sur l'origine de ces nombreux tuyaux. J'ai cependant observé , il y a plu-

sieurs années , sur les bords de l'Oise, près des communes d'Anvers et de Méry, , des espèces de tuyaux peu inclinés à l'horizon, de la grosseur du doigt, quelquefois très-nombreux, qui nie semblent pouvoir jeter quelques lumières sur ceux, beaucoup grands, de Maëstricht. Ces tuyaux traversent un banc de calcaire

opinion sur leur origine. Il me paraîtrait possible que les tuyaux de Maëstricht , traversant des bancs de sable coquilliers et placés, à l'égard de la Meùse , dans des circonstances analogues à ceux des bords de l'Oise, dussent leur formation à une pareille -

MM. Cuvier et Brongniart ont aussi décrit, dans leur essai sur la géographie minéralogique des environs de Paris (I), des cavités (i) Cet ouvrage fait partie du tome premier des recherCuches sur les ossemens fossiles de quadrupèdes, par M. Tier , 4 'vol. in-40. Paris