Journal des Mines (1813, volume 34) [Image 32]

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RAPPORT SUR UN MiblOIRE RELATIF

sont exotiques, M. Daudebard de Ferrussac fait les rapprochemens suivans Le pfanorbis rotundatas fossile, de MM. Brongniart (i) et Brard , avec le planorbis orientalis d'Olivier (2:). Le cyclostome ciselé de M. Brard (3), avec une coquille commune dans les collections, mais qu'on. n'y trouve jamais déterminée. La paludine de BuxvVeitler (4) avec le cyclostoma unicolor de M. Olivier (5). Les melanopsis ou melanoides de M. Daudebard de Ferrussac , fossiles aux environs de Soissons ( Aisne ), où ils ont été trouvés par M. Poiret, avec les melania buccinoidea de l'île de Scio et costata de l'Oronte , rapportées par M. Olivier (6). Les melarzia anzarula et -senziplicata de G-rignon sont pour M. de la Marck. (7) et pour M. Daudebard de Ferrusac , les mêmes espèces que les deux coquilles vivantes des

mêmes noms, dont l'une habite les Indes, et l'autre les eaux douces de l'Amérique

méridionale. Une coquille fossile à Lauzerte est, selon M. de Ferrassac, l'analogue exacte du bulimus Aniz, du Mus., t. XV, p.370, pl. 22, fig. 4 et 5. Voy. en Orient., pl. 17 , fig. ii, a. b. Ann. du Mils., t. XV, p. 4i4, pl. 24, fig. 12 et 13. Brard_,_ Journ. de Phys. , tom. LXXII . p. 452, et ton, LXXIv , p. 249. Foy. en Orient, pl. 31, fig. 9 , A. B. Id., t. I, P. 297, et t. II, P. 294, pl. 17, fig. 8 et pl. 3i ,fig. 3. Ami. du Mus., tom. IV, pag. 429 et 43o.

A L'HISTOIRE DES TERRAINS D'EAU DOUCE.

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glans de Bruguières (i) , qui se trouve dans les eaux douces aux îles Antilles. Et enfin , une espèce- voisine de cette dernière, mais plus petite ,trouvée dans le même lieu, se rapporte en tout à une coquille des fleuves du nord de l'Amérique, renfermée dans la collection. de M. Richard. Nous n'avons pu , n'ayant ,pas sous les yeux les pièces de comparaison, juger de l'exactitude des rapproChemens faits par M. Daudebard de Ferrussac , entre ces derniers fossiles, d'eau douce , et les coquilles qu'il regarde comme étant leurs analogues vivaiis ; ainsi sur ce point comme sur le précédent, nous ne pouvons apprécier avec certitude le mérite de son Mémoire. Mais dans, les considérations générales ,qui précèdent, et qui suivent l'examen des espèces fossiles et de leurs analogues , M. Daudebard de Ferrussa.c nous a offert des vues saines, et très-propres à contribuer à l'avancement delà. science.

Il convient lui-même qu'il est très-h.asardeux , quant à présent, de décider si telle ou telle espèce a ses analogues, parce que, dit-il, cc Nous connaissons à peine celles qui habitent dans nos contrées, et que nous sornmes encore plus ignorans sur celles que fournissent -les pays étrangers ; qu'il est notoire que la même espèce' varie suivant les localités ; enfin , que les débris fossiles qu'on compare aux individus vivans , n'offrent ordinairement que des ren(i) Encycl. méth. , Hist. net. des vers, tom. Ier

conde partie , pag. 365 ,

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