Journal des Mines (1812, volume 32) [Image 120]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

A

30

SUR LA SOUFRIkRE

de distance en ligne droiteun dépôt de

-soufre et des exhalaisons semÎplables à celles 'que j'avais sous les yeux , et qu'on suppos',:it qu'il existait une communication souterraine entre les deux foyers. Presque toutes les îles de .l'Archipel occidental , et surtout celles dont les terres sont -leur soufrière naturelle. Telles élevées, sont celes de Nevis,- Saint-Kitt , la Guadeloupe, la Dominique, la Martinique , SainteLucie et Saint-Vincent. Quelques - unes présentent des phénomènes analogues à. ce que j'ai observé à Montserrat ; mais dans d'autres,

telles que la Guadeloupe, Sainte-Lucie et SaintVincent, il y a des volcans décidés et bien caractérisés , sujets à des éruptions, et qui vomissent avec les flammes , des cendres , des scories et de la lave; Le Dr. Anderson, et d'an-

DE L'ÎLE DE MONTS.ERRAT.

qu'elle est, ne s'accorde gue'ze avec la structure géologique de ces manies îles : la plupart ne sont formées que des produits du travail des insectes sous-marins ; et les autres doivent évidemment leur origine à une action volcanique qui; s'exerce encore ac-

tuellement , ou dont les traces sont encore récentes. Cependant, il faut reconnaître qu'au

nombre de ces îles, il y en a dont la formation paraît d'aussi ancienne daté que celle de la partie adjacente du continent d'où elles

ont été détachées par les incursions de la mer, ou par les convulsions de la nature ; et c'est

surtout dans les îles dont les roches sont de nature primitive , que l'observation pourra' confirmer ou détruire cette hypothèse.

tres naturalistes qui ont visité le volcan de Saint -Vincent , le représentent comme trèsconsidérable d'un aspect magnifique , et pouvant être mis en parallèle avec quelques-

uns (les volcans d'Europe. Les géologues sem-

blent avoir fait abstraction complète de ces

«.1111111111.11.1.

circonstances dans leurs spéculations sur l'origine et la formation de ces îles. La plupart des

géographes qui, en examinant la carte, ont remarqué la chaîne régulière d'îles qui s'étend

ir

il

)1

depuis le cap méridional de la Floride jusqu'aux bouches de l'Orenoque , tout au travers du golfe du Mexique , ont imaginé que cette chaîne faisait originairement partie du. continent américain , et que la séparation était due aux empiétemens de la mer. Mais cette hypothèse , toute simple et spécieuse

231

P4