Journal des Mines (1811, volume 30) [Image 186]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

DESCRIPTION MIDd.RALOGIQUE 35/ très-rares, car je n'ai pu m'en procurer un seul exemplaire dans mes courses fréquentes à ces ruines, cependant j'en ai vu plusieurs dans des

collections. Dans cette même couche, n°. 6 de la colline du Piitzberg , on rencontre quelquefois des morceaux de bois bitumineux plus ou moins chargés ou saupoudrés d'un fossile granuliforme A l'époque où je ne connoissais encore cette production que par un petit nombre d'échantillons -venus de Walberberg, j'avais pensé que

ces grains pouvaient être un résultat de la texture, et même des fibres ligneux fortement serrés les uns contre les autres ; de là cette dé-

nomination de bois bitumineux granuleux (kornig,er bituminoses holz), donnée à ce bois dans les Etudes minéralogiques , page 210; dénomination que je puis d'autant moins laisser subsister aujourd'hui, que je me suis assuré que ces grains n'étaient autre chose que du fer argileux grenu (kornigerthoneisenstein), ayant tous les caractères de celui que l'on trouve dans les autres

contrées, et que d'ailleurs elle pourrait Occasionner des méprises avec la braunkohle grenue (kornige braunkohle) dont parle Karsten dans ses Tablettes minéralogiques , page 96,

DU GISEMENT DE LA BRAIINKOHAE.

355 Dans quelques morceaux, le fer argileux grenu a tellement pénétré le bois bitumineux., que celui-ci est presque tout-à-fait disparu, et souvent on ne voit plus que quelque peu de houille

terreuse restée entre les fibres, encore n'en

trouve-t-on pas sur tous ; en sorte qu'il arrive; que tout le morceau , qui a quelquefois plus d'un pied d'épaisseur, ne présente plus qu'une masse de fer argileux grenu. On en rencontre de semblables dans tous les gîtes qui viennent d'être décrits, et aussi dans quelques-uns de ceux qui vont l'être. Quoique ce bois bitumineux mélangé de fer argileux grenu ne se trouve pas seulement à la colline du Piitzberg , mais aussi sur le Hardt,

à Briihl et à Liblar,, cependant Faujas n'en

fait aucune mention dans la description qu'il a donnée de ces derniers endroits. Néanmoins, M. Brongniard (Traite' de Minéralogie) tom. 2 , pag. 34) rapporte que M. Coqzzebert-Montbret a découvert à Briihl et à Liblar,, de ces bois fossiles qui étaient remplis de petits corps

7 onds pyriteux , semblables à des grains de

plomb à chasser. Vraisemblablement ce sera le brillant pie ce fer grenu montre quelquefois

qui aura induit M. Coquebert-Montbret à le

note 86, et d'après lui Léorthard, dans son Manuel-de minéralogie (Leonhards Taschenbuch, tome 4, page 171).

prendre pour des pyrites ; niais je dois dire que

dans une argile glaise qui avoisine un gîte de bois bitumineux, et que ce même écrivain a nommé noix de galle

siblement rayonnée, rende assez vraiseMblable la conjecture, qu'ils doivent leur origine au fer sulfuré aciculaire radié globuleux. Quant à ce que le même auteur, M. Brongniard, ajoute

fossiles, ou fruits exotiques, tout-à-fait semblables à des noix de galle, fussent aussi des noix du palmier -arèqua( Note de l'Auteur.)

jamais ce mélange ne m'a présenté la pyrite sulfureuse dans son véritable état de pyrite, quoique la texture de ces grains, souvent sen-

Z2