Journal des Mines (1811, volume 30) [Image 33]

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EXPLOITATIONS DES MINES DE rEtt

surtout pour les gîtes de mine jaune des communes de Frère -la-Grande , Saint-Aubin Morialmé et Florennes que cette observation doit être appliquée ; déjà plusieurs maîtres de forges avaient proposé , il y a trois ans, de 'creuser pour l'assèchement de ces ruines, deux aqueducs; l'un qui ayant son orifice au ruisseau de Fairoule se dirigerait de l'O. à l'E. pour se rendre dans le grand banc de Frère-la-Grande, tandis que l'autre partant da ruisseau de SaintAubin, près du fourneau de Froidmont , irait trouver d'abord le gîte des bois de la ci-devant abbaye de Florermes sur Saint-Aubin , qui est le plus avancé vers le Sud. On pourrait également assécher le gîte de la campagne d'Yves ,

au moyen d'un aqueduc dont l'orifice serait placé au ruisseau de cette commune.

Il paraît plus difficile d'assécher les mines de fer de l'arrondissement de Namur, dont les mines jaunes sont déjà celles que l'on exploite

le plus profondément dans le département ; cependant je crois que cela est possible pour quelques minerais , et surtout pour 'le grand

banc de mine rouge de Daussoult-Védrin, qui passe à Marsinne (Ourte), où les localités permettraient de creuser un éc.oulement à peu de frais, si toutefois l'on jugeait que la couche de schiste imprégnée dOminerai fût toujours riche dans la profondeur. Avant tout , il faudrait s'assurer des avantages de ces écoulemens , en faisant lever des plans de surface où seraient tracés tous les terrains à assécher par les mêmes aqueducs , et en faisant des nivellemens qui indiqueraient la pente totale depuis la, surface jusqu'aux. ruisseaux où ces

DIT DPARTEMENT DE SAMBRE-ET-MEUSE. 65

ces aqueducs devraient prendre leur origine. On pourrait ensuite , à l'aide de ces plans et nivellemens , arrêter la dirédion la plus:favorable à donner aux aqueducs, s'il restait une assez grande profondeur entre le niveau des ruisseaux et celui auquel les anciens travaux d'exploitation ont eu

la direction arrêtée,

On construirait les aqueducs qui devraient avoir d'assez grandes dimensions pour livrer un passage suffisant aux eaux, et pour qu'on

puisse y circuler ; et lorsqu'on serait arrivé dans les bancs de mine , on pousserait des ailes qui seraient entièrement muraillées. Au moyen de ces travaux d'art, tout le minerai compris entre les anciens ouvrages et le niveau de l'écoulement, deviendrait susceptible d'être tiré ; et pour le faire de la manière la plus convenable sur les gîtes de minerai jaune, il faudrait exploiter en montant depuis le niveau des aqueducs, soit par des galeries successives dans les parties où les veines seraient étroites, soit par la méthode en travers dans celles où les veines seraient puissantes , et en remblayant à mesure avec les terres et les argiles qui proviendraient des exploitations, liserait nécessaire encore, pour ne point être exposé à laisser de bons massifs entre les travaux des diverses fosses, que les centres d.'exploitation communiquassent

les uns avec les autres. On continuerait ainsi d'exploiter jusqu'aux anciens travaux , en observant cependant de donner d'abord un écoulement aux amas d'eaux supérieures , si cet écoulement rie s'opérait pas naturellement. Les couches de minerai rouge s'exploiteraient aussi en montant depuis le niveau des aquéVolume 3o.