Journal des Mines (1809, volume 26) [Image 180]

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354 USINES EMPLOYESALAEADRIC. DU FER, etc.

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le leur permettait, ce ne pourrait être qu'en

augmentant les difficultés d'approvisionner la capitale de l'Empire : en attendant, les coupes sont anticipées ; des pièces de service se consomment, et les ressources de l'État s'épuisent. Le respectable auteur qui a rédigé le Mémoire qu'on vient de lire, du M. de Barrai, en fixant seulement son attention sur le département Cher , nous parait avoir été entrainé à s'écarter de ce principe : qu'un

bénéfice, quelconque, est un bénéfice réel pour la société, lorsque les objets produits ( qui ont donné lieu à ce bénéfice) sont indispensables à l'Etat. Si, en partant de ce principe, on se rappelle que la fabrication du ter, en France, est loin d'être en proportion avec les besoins de l'Empire, on ne partagera p,s probablement les craintes qu'a M. de Balmat , de voir les usines se multiplier. L'auteur considérant, avec peine, que les 5 sixièmes des produits des usines sortent de son département, et sont ainsi perdus pour ce même département, semblerait regretter qu'il s'en soit établi beaucoup clans le Cher ; mais on doit remarquer que ces 5 sixièmes des produits ne sont pas perdus pour la société , puisqn'ils sont autant de bénéfices , soit pour le Gouvernement, soir pour des propriétaires de forges et d'usines , qui , s'ils n'habitent pas le Cher, ne sont pas , pour cela, étrangers au sel français. Dans cet état de choses, le lieu de la résidence de ces propriétaires parait assez indifférent: la société ne gagnerait rien, en les privant du droit d'aller consommer leurs bénéfices dans un autre département que celui oit se trouvent les usines dont il s'agit ; et il n'y a pas lieu de douter que les habitans du Cher n'usent 'eux-mêmes de ce droit. En terminant , faisons observer , qu'il pourrait , quelquefois , y avoir des inconvéniens à établir des calculs sur une base qui isolerait trop un département des autres. Faisons aussi observer, que Pat, teur serait forcé , lui-même , d'ajouter à la somme des bénéfices de en a reson département , la plus grande partie des produits qu'ildépartetranchés si l'on réunissait au département du Cher les ment voisins , pour n'en former qu'un seul. Or, cette réunion existe par le fait. La division départementale , purement administrative, n'a pas pour objet d'isoler les départemens , comme l'étaient la plupart de nos provinces tous ne forment qu'un même Empire, tous reconnaissent les mêmes lois , tous, enfin, sont gouvernés par le même génie , qui a su les réunir.

SUITE DES OBSERVATIONS MINÉRALOGIQUES:ET GÉOLOGIQUES Su sZes principales Substances des départemens du Morbihan, du Finistère et des Côtes-du-

Nord.

Par g. P. M. S. BIGOT DE MOROGITES, Membre de plusieurs Sociétés savantes.

IV. Des Roches porpkyritiques de la Basses.

Bretagzze.

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LA base des roches jusqu'à ce moment connues sous la dénomination de porpkyres , pou-

vant toujours se rapporter, ou au pétrosilex qui est un feldspath compacte, ou au trapp et à la cornéenne, qui sont des amphiboles com-

pactes, j'aurais ,clet les classer parmi les roches feldspathiques, ou parmi celles dans lesquelles l'amphibole domine ; mais j'ai craint de fronder trop ouvertement les opinions généralement reçues, ce Mémoire étant plutôt destiné à faire

connaître l'histoire naturelle d'une des plus intéressantes parties de la France, qu'à Présenter un nouveau mode pour la classification des roches. Je suis cependant fort convaincu qu'un nouvel ordre ne pourrait être que fbrt avantageux

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Observa-

tions sur les roches porphyritiques.