Journal des Mines (1807, volume 22) [Image 126]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

fMI

246.

SUR 1E nIANGAN±Sr.-:

travail suivi. Les travaux et les difficultés ont dei naturellement s'accumuler, parce qu'il s'ait d'un corps, dont on ne connaît exactement aucune combinaison propre, et qui n'a jamais cté examiné que d'une manière générale ou dans des vues tout-à-fait particulières. Je pu-

Llierai peu à peu mes résultats dans ce Journal, et suivant que je serai en état de continuer e4 de perfectionner mon ouvrage.

Purfication de l'oxyde de nzangan àse. O ccupohs-nous d'abord de cette opération-qui .n'est pas sans difficulté. Les méthodes indignées jusqu'ici diffèrent beaucoup entre elles , parce que les chimistes n'ont encore effectué cette purification qu'en partie. On ne doit pas seulement chercher à séparer le fer qui se trouve ordinairement uni à cet oxyde; le cuivre, souvent le plomb , et plus rarement quelques terres , se trouvent aussi dans les minerais de manganèse : j'ai trouvé le

cuivre dans le manganèse gris de Sax.e.' le plus pur. Nous ne manquons pas de procédés pour séparer le fer de. l'oxyde de inanganèse ; mais quand on les examine avec soin , on n'en trouveaucun gui remplisse complètement l'objet proposé. La méthode de Gehlen , connue et généralement pratiquée , qui consiste à précipiter le' fer de ses dissolutions par les succinates alcalins ( lorsque les métaux avec lesquels il est uni forment des sels solubles ,avec l'acide succini(1ue ) , ne. laisse rien à désirer sous le rapport

Sett LiluANGAIN'sÈô 247 l'exactitude ; mais si l'on considère le prix de l'acide succinique et la diminution toujours croissante du succin on voit la chose d'une autre manière, et l'on désire un moyen moins dispendieux (1). En partant du même principe que Gehlen sur la séparation du fer , savoir , l'indissolubilité de l'une des deux combinaisons formées, je remarquai que l'acide oxalique ou ses -combinaisons n entres, remplissaient à peu près toutes les conditions , -et qu'on. pouvait les employer avec succès (2). J'ajoutai un peu d'acide nitrique à du muriate de manganèse saturé, et je rapprochai jusqu'à consistance syru pe use ; aya.n t ensuite éten-

du d'eau et saturé l'excès d'acide avec de la

(i) Ce procédé n'est applicable qu'aux analyses exactes dans lesquelles il s'agit d'avoir des proportions rigoureuses. La séparation du fer de l'oxyde de manganèse peut s'opérer sans grande dépense , lorsque l'oxyde de fer est au maxiea' ara , par une précipitation partielle de la dissolution. Au reste, la dèpense n'est pas même très-considérable dans le premier procédé, en retirai, t l'acide suecinique du précipité, au moyen dix carbonate de potasse. Gehlen (Rédacteur da:

Journal de Berlin).

(2) Voyez Berzelius sur Pacide benzoi'que ( vol. 2 , page

du journal de Berlin). Cet acide peut être employé

au même usage, p-uisqu'il forme un sel soluble avec le man-

ganèse oxydé. ( On peut se le procurer à un prix modéré dans la fabrique chimique de Schoenbeck près Magdebourg).

J'avais des incertitudes relativement à la combinaison d'aCide benzoïque avec Je fer, qui , suivant Tromsdorff, est so-

luble ; mais, il parait que le sel qu'il a obtenu , était un -composé de benzoate de fer et d'acide benzoïque en excès

l'acide succinique offre une combinaison semblable ,crisen tables, d'un jaune brun , et contenant une très petite proportion de fer. Gehlea,

R