Annales des Mines (1868, série 6, volume 14) [Image 337]

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BULLETIN. 646 ver que la moyenne de la dépense portée aux 3 budgets que jo consulte, est de 22,,94 pour vêtements et linge sur laquelle on

BULLETIN.

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« D'abord, j'ai dressé pour la période décennale de 1856 à 1865,

un tableau qui indique les rapports entre le nombre toial des naissances illégitimes des provinces du Hainaut et du Brabant,

peut facilement retrouver le déficit accusé ci-dessus. « Comme on le voit, la position est encore tolérable tant qu'elle sera dans ces conditions; mais en examinant attentivement l'un de ces budgets et qui se rapporte à une famille de la cité ouvrière de Bois-du-Luc, on restera convaincu que cette position peut être améliorée, si les exploitants achetaient en gros les « principaux objets d'alimentation pour les revendre, en détail, leurs ouvriers.

dont les populations se rapprochent sensiblement. De ce tableau, ii résulte que, dans la province de Brabant, il y a une naissance illégitime sur 8, 1m naissances, tandis que, dans le Hainaut, on n'en compte qu'une sur ii, 8. De plus, j'ai recueilli pour la dernière période quinquennale mêmes renseignements dans les 12 communes les plus po-

« L'ordre et l'économie qu'il serait si désirable d'introduire

82.916 habitants. Eh bien, il ressort des données qui m'ont été fournies directement par les administrations communales, qu'il

« parmi les ménages charbonniers, nous amènent naturellement à « dire quelques mots de la question du travail des femmes dans les mines. A l'occasion de cette question, un recensement général « a été fait dans tous les charbonnages de la province, au com« mencement de novembre 1867. 11 en résulte qu'à cette époque la population de nos houillères s'élevait à 68.967 ouvriers mineurs et n'était, par conséquent, inférieur que de 5110 travailleurs à la « population moyenne de 1867. Cette population s3 partage entre le fond et le jour comme 11 suit : 52.7211 pour l'intérieur et 16.2115 pour l'extérieur. Sous le rapport des sexes, le chiffre de 68.967 se décompose en 57.929ou-

vriers et '1.038 ouvrières, dont 256 mariées seulement. Ainsi, plus du sixième de notre population minière appartient au sexe féminin, ou en d'autres termes, à ion travailleurs du sexe masculin il est adjoint i9 travailleurs du sexe féminin. Parmi les 52.7211 ouvriers du fond, on compte /14.884 garçons et hommes et 7.8110 filles et femmes. Ces dernières forment donc

le septième de la population totale de l'intérieur de nos charbonnages, ou bien, où il y a 100 ouvriers occupés au fond, ils sont accompagnés de 17 ouvrières.

Au jour, la population féminine forme le cinquième du personnel occupé sur les carreaux des fossés, etc., qui est ici de 16.2115 travailleurs, dont 15.2/15 du sexe masculin et 5.i98 clusexe

« féminin. Par conséquent, sur 125 travailleurs de cette catégorie, 100 appartiennent au premier sexe et 25 au second.

Cette promiscuité des sexes entraîne-t-elle à des désordres graves, comme on le prétend parfois? Je ne le crois pas, et cela « parce que le travail des mines présente trop d'activité, de fatigue « et de surveillance, pour que les personnes des deux sexes puis3ent « se livrer à leur passion. D'ailleurs j'ai réuni des renseignements qui prouvent à l'évidence, la vérité de ce que je viens d'avancer.

puleuses du Borinage et comptant ensemble, en moyenne, n'y a parmi cette population exclusivement minière, qu'une seule naissance illégitime sur i6, 7 naissances, alors que dans le royaume, la moyenne, pour la période décennale de i856 à '865, est d'une naissance illégitime sur 15, 11 naissances.

De ce qui précède, il résulte donc à l'évidence, que sous le rapport des moeurs, il n'y a rien à reprocher à la population féminine de nos houillères, c'est-à-dire que la conduite des femmes il employées, tant au fond qu'a la surface des mines n'est pas plus reprochable et je dirai l'est peut-être moins que celle des autres classes ouvrières. D'où je dois conclure que ce n'est pas à l'aide de cet argument que l'on peut légitimer leur exclusion des travaux intérieurs, ce qui, si elle était admise d'une manière absolue, priverait injustement un grand nombre de familles de leur moyen d'existence et causerait un préjudice considérable aux exploitants (*). Voici, d'aprèsle recensement dont parle M. l'ingénieur-directeur, comment la population des mines de la province se répartit entre les 3 arrondissements miniers qui la composent t.` arrondissement 2` arrondissement 3 arrondissement Total.

27.176 ouvriers dont 5.807 au jour. 25.406 ouvriers dont 6.366 au jour. 16.:565 ouvriers dont 4.070 au jour. 68.967 ouvriers.

Comme dans tous les recensements antérieurs, c'est toujours le Borinage qui occupe à ses charbonnages le plus grand nombre d'ouvriers; vient ensuite Charleroi; puis le Centre. C'est également (.) Les conclusions de l'auteur peuvent être combattues, en remarquant que les grandes villes, telles que Bruxelles, Gand, Liège, donnent sans doute un contingent plus élevé de naissances illégitimes. (Note de la rédaction.)