Journal des Mines (1804-05, volume 18) [Image 136]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

n62

rssArs

-

en ajoutant un grain pour ce qui a pu rester lièrent aux vases employés, on aura 11 o grains d'acide pour 1..00 grains d'oxyde. Ce résultat difl'erait tellement du précédent que je vis bien qu'il fallait ou que la matière que j'avais prise pour du molybdène à l'état métal-

lique, ne fût pas encore à cet état, ou que je

me fusse trompé dans la détermination du contenu en soufre, et dans celle de l'oxygène que peut absorber le molybdène sulfuré de la nature. Je résolus de répéter mes essais. J'ai déjà donné le résultat de la secon de opération que jefis pour connaître le contenu en soufre dans le molybdène. Celle que je fis pour vérifier le rapport de l'oxygène aut métal dans la formation de. , consista à prendre cent grains de molybdène sulfuré naturel ; je les mis dans un mélange de une once d'acide muriatique de trois onces d'acide nitrique ; et afin d'éviter toute perte par le jaillissement, je lis l'oxygénation dans un vase allongé, que je plaçai d'a-. bord sur un bain de sable, et ensuite dans un creuset dont les parois et le fond étaient revêtus de craie. J'obtins par ce procédé quatre-vingtdix grains d'acide. molybdique, ce qui indique cinquante parties d'oxygène sur cent de métal : l'acide molybdique renfermait donc sur cent parties 66,67 de métal, et 33,33 d'oxgèn e. Le régule de molybdène que j'avais obtenu dans mes essais précédens , me donna un nou, veau moyen de reverifier ces résultats. Vin,tième essai. Cent grains du molybdène nétalnque du treizième essai , furent réduits en poudre très-fine, et mis dans une capsule de porcelaine ; on versa dessus treize. drachmes.

n61

  • d'acide nitrique pur (1,22): il se fit une effervescence extraordinaire, et il se dégagea beaucoup de gaz nitreux. On évapora, et pendant

cette opération la matière qui était d'abord d'un jaune-brunâtre, passa peu à peu au jaune-blanchâtre ;, en séchant elle devint orange ,. et même bleue dans les endroits où la chaleur était la plus forte. Ayant été bien séchée et rassemblée, S'UR LE 111.0LYBIIINE:

.

elle fut fondue dans un verre , son poids se trouva augmenté de trente-quatre grains, ce

qui indique 25,37 d'oxygène dans cent grains d'acide molybdique : elle était bien cristalline, et forma des cristaux d'un blanc d'argent tirant sur le gris.. Le changement de couleur dont nous venons de parier,et qu'on n 'avait pas remarqué jusqu'ici,

indiquait une variation dans le rapport. de

l'oxygène au métal. Il me parut vraisemblable qu'une portion quoique petite du charbonqui avait été mêlé avec le molybClène pour en, favoriser la réduction, s'était combiné -avec lui,

avait produit les phénomènes qu'on. avait re-

marqués pendantr oxygénation , et avait changé:

le rapport de l'oxygène en métal. Vingt-unième essai. Pour vérifier- ce soupçon , je crus devoir répéter cet essai, en &m., ployant du molybdène que j'avais réduit en plaçant simplement la masse à, réduire dans da charbon pulvérisé , sans l'avoir triturée et mêlée avec cette substance. L'expérience manqua. deux fois : la première à cause de l'effervescence

et de la tuniéfication extraordinairement forte qui eut lieu lorsqu'on..versa l'acide nitrique, et qui fit déborder la matière; dans la seconde, OZI avait affaibli l'acide , mais il y eut des

i4