Journal des Mines (1804-05, volume 18) [Image 48]

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SUR DEUX MiTAITX

etc.

mercure, en le pressant dans une peau qui re.,e' tient l'amalgame d'une consistance plus ferme. Le mercure restant étant distillé , il reste dans la cornue une poudre d'une couleur grise foncée ou bleue , qui est Posmit'un dans son état de pureté ; en l'exposant à la chaleur avec accès de l'air, il s'évapore avec son odeur accoutumée , mais si on empêche avec soin l'oxydation, il ne paraît volatil à aucun degré de feu. Exposé à la plus forte chaleur dans une cavité pratiquée dans un morceau de charbon, il ne fut pas fondu, et n'éprouva aucune altération. Chauffé de là même manière avec le cuivre et avec l'or, il fondit avec chacun de ces métaux, et forma des alliages très - malléables. Ces composés étaient facilement dissouts dans l'acide nitro-muriati-

que. Et par la distillation on obtenait l'oxyde d'osmium avec ses propriétés ordinaires. Le métal pur préalablement chauffé, ne pa-

raît plus attaqué par les acides. Au moins je n'ai pu apprécier le moindre effet produit par une ébullition continuée pendant quelque tems avec l'acide nitro-muriatique : en le chauffant dans une capsule d'argent avec de l'alcali caustique, il s'y combina immédiatement, et avec l'eau il fournit une dissolutionj aune, semblable. à celle dont il provenait. Les' acides précipitaient de cette dissolution l'oxyde d'osmium qui avait la, même, odeur et le pouvoir de donner à l'infusion de noix de galle, la couleur bleue ci-devant mentionnée.

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SUR un nouveau illétal trouvé dans le platine brut. Par WILLIAM HYDE-WOLLASTON , Membre de let Société

Royale de Londres.

QUOIQUE je n'ignorasse pas que M. Descos-

tils avait attribué la couleur rouge de certains précipités et sels de platine , à la pré-

sence d'un nouveau métal, et que M. Tennant m'eût obligeamment communiqué sa découverte de la même substance , aussi bien que celle d'un second nouveau métal, dans la poudre brillante, qui reste après la dissolution de

la mine de' platine , j'étais encore porté à croire que la partie la plus soluble de ce minéral méritait un examen Ill térieur , parce que le fluide qui reste après la précipitation du platine par le sel ammoniac, me présentait des apparences que je ne pouvais attribuer ni

à l'un ni. à l'autre de ces deux corps , ni à aucune autre substance connue.

Mes recherches ayant eu plus de succès que

je n'avais espéré , je me propose , dans le présent Mémoire , de prouver l'existence et

d'examiner les propriétés d'un -autre métal

jusqu'à présent inconnu , qui peut être dis-

tingué par le nom de rhodium, à cause de

la couleur rose des dissolutions qui contiennent une faible proportion (le quelqu'un des sels qu'il forme. Je profiterai de l'occasion pour faire

le résultat de différentes expériences qui connetre m'ont convaincu que la substance métallique