Journal des Mines (1797-98, volume 7) [Image 205]

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RAPPORT DES VOYAGES j'ai traversé culièrement le revers qui regarde l'Italie, et celui de. cette chaîne par le col du Bonhomme en Piémont par la vallée la Seigne , et je suis entré descendu dans toute sa lond'Aoste, après avoir 3.9°

Allée blanche , ainsi gueur la célèbre vallée dite bordent, et qui nommée des fameux glaciers qui la parfaitement en occupent une partie. Cette vallée, à celle de est parallèle décrite par Saussure , séparée que par la masse Chamouny ( elle n'en est nulle part peut -être sur le du Mont - Blanc ) ; et étonnans ,

globe on ne rencontre plus de contrastes plus beau spectacle an ne jouit d'un plus grand et escarpemens. Ici et on ne voit de plus immenses de hauteur, et ils ils ont plus de trois mille mètres sont à-peu-près perpendiculaires. je me suis mainMe dirigeant ensuite vers l'est, de la chaîne, tenu le plus près possible du centre intérieure; afin de mieux reconnaître sa constitution , vallée moins fameuse et pour arriver à Macagnuga d'or que par sa situation par ses nombreuses mines protubérances au centre d'une des plus énormes continens , j'ai dû qui reposent sur les anciens qui partent des traverser les différentes montagnes commun, flancs du Mont-Rose, comme d'un centre plaines' et qui, en divergeant, s'étendent jusqu'auxque ces de la Lombardie ; et il est à remarquerde 2,400 simples appendices n'ont jamais moins surpassent mètres au-dessus du niveau de la nier, par-tout

souvent 3,600 mètres, et sont presque couronnés de neiges éternelles. Mont-Rose, qui dispute au J'ai visité le fameux

qui, en hauMont-Blanc la domination des Alpes, qui le quelques mètres, teur, ne lui cède que de dépendances' qui lui surpasse par sa masse et ses beauté de fessemble par le nombre, l'étendue et la

DU C.e. ,COLOMIEU, EN L'AN 5 ET L'AN 6.

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ses glaciers, et qui l'égale par la variété des substances qu'il présente à l'observation du géologue. J'ai porté principalement mon attention sur la disposition et la situation respectives des masses et des roches dont il est formé ; et à cet égard il forme un grand contraste avec le Mont-Blanc. J'ai traversé le lac Majeur pour aller juger une question soumise depuis quelques années à ma décision, et qui s'était élevée entre un habile minéralogiste français et un savant italien, lequel a rendu son nom célèbre par les substances nouvelles dont il a enrichi la minéralogie. Le P. Pini niait l'existence d'un volcan éteint que Fleuriau de Bellevue croyait avoir découvert au centre du groupe de montagnes qui occupe l'espace entre le lac Lugano et le lac Majeur. L'examen des circonstances locales m'a presque laissé clans la même indécision où m'avaient mis les écrits des deux contendans et quoique quelques raisons ( fournies plutôt par la difficulté d'expliquer , autrement que par l'action

des volcans, l'a situation singulière de certaines substances et leur aspect équivoque, que par des caractères vraiment distinctifs) me fassent çroire que la

balance doit pencher en faveur du français , je n'oserais prononcer un jugement formel , tant est difficile la décision de quelques problèmes géologiques , quoique tout, ce qui les concerne soit

circonscrit dans un petit espace ; tant les produits

de l'eau ont quelquefois de rapports avec ceux

modifiés par les agens volcaniques ; tant sont mystérieux et équivoques les procédés employés par la nature pour la constitution de certaines contrées ; et tant enfin sont variés les effets de ses opérations successives.

Remontant ensuite le val Levantine jusqu'à sa