Journal des Mines (1796-97, volume 5) [Image 186]

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en les. appliquait ; et l'on peut dire qu'à cette époque, aucun amateur de pierreries n'avait encore vu le diamant. En i45 6, un jeune homme nommé Louis de Berquen , né, à Bruges , imagina de frotter deux qui diamans l'un' contre l'autre pour les polir , ce qu'effectivement if s'appelle égriser : il. s'aperçut bientôt il fit construire s'y formait des facettes ; et une roue , à l'aide de laquelle il parvint à tailler les diamans avec la poudre qui s'en était détachée pendant qu'il les égrisait (1).

Plusieurs diamans ont des espèces de noeuds et qui interrompent la direction de leurs lames , noeuds qui se que les lapidaires comparent aux forment dans le bois , aux endroits où les fibres

ligneuses se contournent et se pelotonnent. Ces

diamans sont appelés diamans de nature : les artistes les rejettent , parce qu'ils se refusent au poli. Tout le monde connaît l'usage des pointes naturelles de diamant pour -couper le verre. Avant

l'invention de ce procédé , on commençait par

tracer la coupe avec de l'émeri, ou au moyen d'une pointe d'acier très - dur ; on humectait ensuite le

verre à l'endroit de - la ligne tracée, puis on y passait une pointe de fer rougie au feu (2).

Un des plus gros diamans que l'on connaisse, Voyez, pour le travail du diamant et la description des différentes formes qu'on lui fait prendre par la taille , l'Encycl.

méthod., arts et rnét. ,

I.er ,p. z66.

Encyciop. méthod.., arts et xnét., t. VIII, 2.' partie, p.