Journal des Mines (1796-97, volume 5) [Image 52]

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docimastique que je fais à la maison d'instruction des mines , j'ai fait une suite d'expériences dont je vais présenter ici les principaux résultats. Les hyacinthes ont une couleur rouge tirant un peu sur le brun. Leur pesanteur spécifique est de 43 85 8. Chauffées seules au chalumeau, elles ne fondent point, mais elles perdent entièrement leur couleur sans perdre leur transparence. Elles ne se fondent pas avec le sel microcosmique, ni avec l'alcali.

Elles se dissolvent en petite quantité avec le borax, et donnent un verre blanc. transparent. La décoloration facile des hyacinthes par l'action du calorique, m'avait fait soupçonner d'abord

que leur couleur n'é(ait pas due à un oxide métallique, et sur-tout au fer, comme leur nuance

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ÊxpMence I."' Cent parties d'hyacinthes pulr vérisées ont été chauffées, pendant deux heures, avec 6 oo parties de potasse caustique, dans un creuset d'argent. La masse a pris une couleur verte

en refroidissant dans l'air : délayée dans to à t 2. parties d'eau et mêlée avec l'acide muriatique en excès , elle s'est complétement dissoute à l'aide d'une chaleur légère ; ce qui prouve que les principes de la pierre avaient été désunis par l'alcali, et que dans cet état de division ils ont pu se dissoudre dans l'acide muriatique , phénomène qui n'aurait pas eu lieu sans cela. Je dois observer ici qu'il est très-important, pour

la facilité'et l'exactitude de l'opération , d'étendre de t o à 1 2 parties d'eau la masse pierreuse unie à l'alcali , avant de la mêler avec l'acide muriatique ; car

La propriété qu'ont les hyacinthes de se dé-

à mesure que cet acide s'unit à la zircône , la silice se sépare trop promptement et se réduit en masses serrées qui enveloppent et retiennent si opiniâtrément la zircône , qu'il est presqu'impossible de l'en séparer ensuite , même par l'ébullition. Le seul moyen qui reste alors, c'est de traiter de nouveau tette silice avec 3 ou 4 parties de potasse, et, après

colorer ainsi par la chaleur, nous a fourni un bon moyen de les séparer des corps étrangers qui les accompagnent dans la nature ; et pour les expé-

cide muriatique commune la première fois. Klaproth a prescrit, pour l'analyse des hyacinthes,

semble l'indiquer ; mais on verra par la suite , que

des expériences délicates ont fait découvrir des traces assez sensibles de ce dernier métal dans ces pierres bien pures et transparentes.

riences qui font l'objet de ce mémoire, on a en soin de n'employer que celles qui sont devenues parfaitement blanches sans perdre leur transparence ( (1) Il se trouve quelques hyacinthes dont les progrès de la cristallisation ont été interrompus par des particules d'oxide de fer placées entre leurs lames ; celles-ci noircissent au feu.

Exîérience

l'avoir alongée d'eau, de la redissoudre avec l'ad'employer seulement 4. parties de potasse caustique; mais j'ai observé que cette quantité est trop petite, et que jamais , dans ce cas, on ne peut opérer la dissolution de toute la masse dans l'acide muriatique : aussi ce chimiste recommande-t-il de fondre à plusieurs reprises le résidu insoluble, jusqu'à ce qu'enfin la silice soit entièrement privée de zircône. On évite ces inconvéniens, qui dongent beaucoup l'opération, qui sont- dispendieux Journal des Mines , Brumaire, an V.

Analyse.