Journal des Mines (1796-97, volume 5) [Image 14]

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dans les acides, et moins il restera de, carbone ; s'ensuit également, qu'il est avantageux de ne pas employer un acide trop rapproché.

d'un acier quelconque, il ne faut employer l'acide ni trop ni trop peu concentré. J'ai reconnu que le meilleur rapport à observer entre l'acide et l'eau, était i dû premier et 5 de seconde, et que de la limaille grossière, ou des verIopures d'acier, étaient préférables à de la limaille fine ou.à des morceaux trop gros. La plupart des inconvéniens dont 'je viens de parler , n'existent pas relativement à l'acide muria, tique , au moins d'une manière aussi marquée parce qu'il n'est jamais aussi concentré que l'acide sulfurique, qu'il a plus d'affinité pour l'oxide de fer, et qu'il forme avec ce ,métal un sel très-soluble dans l'eau ; mais il ne peut être employé lorsqu'on veut déterminer , dans la même opération , la proportion du carbure de fer et celle du phosphore, parce qu'il décompose le phosphate de fer, et qu'il faudrait alors employer un alcali caustique pour le précipiter à l'aide d'une double affinité , ce qui pourrait avoir quelques inconvéniens.

2.°.

Si la trop grande concentration de l'acide

est un défaut pour la dissolution de l'acier dont on veut extraire le carbone, sa trop grande faiblesse n'est pas moins nuisible : l'on sait en effet, que lorsque les - acides sont trop-/- étendus d'eau , ils exercent moins d'affinité sur ,les autres corps ; et. c'est ce qui arrive ici à l'égard de l'acide sulfurique très-faible et de l'acier très-divisé. Alors Ia.dissolution se fait très-lentement ; une portion d'acier décompose l'eau par sa propre puissance, et passe à l'état d'oxide noir , lequel ne peut être dissous par l'acide sulfurique faible ; de sorte qu'au lieu d'avoir pour résultat, du carbure de fer , on a un mélange de cette matière avec de foxide noir de fer. 3.° La durée de l'opération est aussi une chose importante à considérer; elle peut provenir de deux causes,: la première , la concentration de: l'acide

et dans ce cas , le sulfate de fer qui se forme absorbe , pour cristalliser, le peu d'eau qui reste, se précipite, et arrête entièrement la dissolution la seconde, la faiblesse trop considérable de l'acide, dont les molécules trop éloignées de celles du métal par l'eau qui les 'retient , n'agissent alors que trèslentement. Je nie suis convaincu que toutes les .fois que le carbure de fer reste en contact avec la dissolution

tmétalliqub,,sur-tout lorsqu'elle est acide, il subit des :changemens remarquables ; SR. couleur noire .devin.. fauve , ou,.même d'un gris jaunâtre ;.il diminue, de volume en perdant une _partie de sa masse. Il suit de es observations, que , pour obtenir la plus grande quantité de carbure de .fer

La méthode que nous avons proposée pour déterminer la quantité de carbone contenue dans les aciers ,est donc très-préférable à celle-ci sous tous les rapports. 5.

V I I I.

Rewmann, dans sa dissertation sur l'analyse du fer,

de l'acier et de la fonte , n'a pas parlé de la présence du phosphore ou de la sydérite , et il n'a trouvé cette substance que dans le fer cassant à

froid. Il est cependant peu vraisemblable que dans le

nombre très-multiplié de fers et d'aciers qu'il a examinés, il ne s'en soit trouvé quelques espèces qui continssent du phosphore ,. puisqueles 4. aciers

Réflexions sof- les moyens

proposés par

Bergman!, pour découvrir la présence

du phos-

phore dans les fer Lt aciers.