Annales des Mines (1857, série 5, volume 12) [Image 41]

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FORMES CRISTALLINES

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Sulfate stanneux.

Sul [al e

stann oso-po tassique.

A la suite de .ce composé, je rapporterai quelques essais infructueux que j'ai tentés pour obtenir à l'état cristallisé quelques sels de protoxyde d'étain. Le sulfate stanneux ne cristallise point par le refroidissement de sa dissolution saturée et bouillante. Il paraît, en effet, plutôt un peu plus soluble à froid qu'à chaud. J'ai trouvé qu'une partie de ce sel exige, pour se dissoudre, 51/5 parties d'eau à 19°, et 5 1/2 à l'ébullition. Par l'évaporation dans le vide, il se dépose en' cristaux grenus, microscopiques, non déterminables ; c'est le sulfate anhydre SnO, S03.. En évaporant une dissolution mélangée de sulfate stanneux et de sulfate de potasse, on obtient un sel double en aiguilles fines, légères, également indéterminables. Je ne sais s'il existe deux sels doubles distincts, bien que d'un aspect semblable, car l'analyse m'a donné des résultats conduisant une fois à la formule KO, S03 + 2( SnO, S03)., et une autre fois KO, S03-1- SnO, S03. CARBONATE, DE POTASSE :

Forme primitive.

2 (KO, CO') + 5 Am.

Prisme rhomboïdal oblique. Ce sel a été décrit récemment par M. Rammelsberg , et mes mesures ne s'éloignent pas assez des siennes pour

qu'il me paraisse utile de les publier. Mais je ne puis m'accorder avec lui pour sa composition. Composition.

Je ne sais si ce savant a vérifié la formule qu'il lui attribue, KO, CO' 2Aq , ou s'il l'a simplement admise d'après les anciennes analyses de divers chimistes. Pour

mei, tous mes essais m'ont fait trouver moins d'eau que-Weil exige cette formule. J'ai obtenu en effet, pour

la perte de poids par calcination, poussée toujours 17,24, et 17,44 jusqu'à la fusion : p., 100.

Or la formule admise par M. Rammelsberg exigerait

ET COMPOSITION LUIIIIIQUE DE DIVERS SELS.

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20,6 p. 100 d'eau ; celle que je propose, au contraire, en demande 16,54 p. 100. Comme il est impossible d'éviter la présence d.'une petite quantité d'eau adhérant Superficiellement à ces cristaux, bien que je les aie étudiés par un temps froid et sec, pendant lequel ils ne m'ont offert aucune déliquescence , il me semble que l'ancienne formule doit être rejetée. D'ailleurs, comme l'acide carbonique est un acide bibasique , la proportion d'eau que j'admets dans ce sel n'a rien d'irrégulier. Je ;pense devoir attribuer au temps exceptionnellement sec pendant lequel j'ai examiné ces cristaux, le fait que j'y aie trouvé moins d'eau que n'en indiquent les anciennes analyses. CARBONATE DE SOUDE :

GO' -I- Ag.

Prisme rhomboïdal droit. J'ai observé sur divers cristaux de ce sel les formes suivantes Le prisme rhomboïdal M, les faces du prisme rectangulaire A, E, et la base P; Les faces n d'un octaèdre (a :

enfin sur les

angles de la base a, a' et o'. Voici dans quelles circonstances j'ai obtenu diverses combinaisons de ces formes

Fig. 15. P, A, a'. Lames minces parallèles à la base, Cristaux formés par concentration dans le vide d'une dissolution renfermant les carbonates de poisse et de soude à peu près à équivalents égaux. L'eau-mère était sursaturée de carbonate de soude, et s'est prise en masse peu après qu'on en a eu retiré les cristaux. Outre les faces indiquées, ils portant une série de faces cour bes indéterminables entre. M et a'. Fig. 14. P, M, A, a, n. Cristaux aplatis parallèlement à A, formés, par l'évaporation à une température voi-

Forme pi Ou Live.

Combinaisons diverses.