Annales des Mines (1850, série 4, volume 17) [Image 280]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

554

AUX MINÉRAUX MÉTALLIQUES.

ASSOCIATION DE L'ARGENT

considérable.On a vu que ce même sulfure d'argent naturel qui dans l'espace de deux mois n'a cédé à l'ac-

tion chlorurante du magistral que les 9/13 de sa niasse, par trois heures d'ébullition en a cédé 4/5 à l'action combinée du cuivre et des sels, sans compter que dans le premier cas le sulfure était isolé et que dans le dernier il était associé à de la gangue. De là il semble résulter que les procédés ordinaires d'amalgamation peuvent être notablement modifiés; niais nous n'oublierons pas que nos expériences n'ont été .faites jusqu'à présent qu'avec du sulfure simple d'argent : or une grande partie des minerais argentifères renferme non-seulement l'argent à l'état de sulfure simple et multiple, mais aussi d'autres sulfures métalliques, lesquels une fois réduits pourraient singulièrement entraver l'amalgamation ; et tant que nous n'aurons pas étendu nos recherches à cette classe d e substances, il nous sera difficile de tirer des

conclusions positives. C'est pourquoi nous allons étudier l'action simultanée des métaux et des sul-

fates ainsi que celle du magistral sur l'argent rouge, pour passer ensuite à l'étude des minerais argentifères de nature très-variée. Nous regrettons, d'avoir été forcés, faute de matière, de limiter nos essais à deux sulfures doubles d'argent ( le sulfantimoniure et le sulfarséniure). Nos regrets sont d'autant plus vifs, qu'au dire de plusieurs métallurgistes et notamment de M. Saint-Clair Duport, les sulfures argentifères complexes ne sont pas tous également dociles à l'amalgamation; il y aurait eu sans doute beaucoup d'intérêt a étudier comparativement une série de sulfures, arséniures et autres composés d'argent bien caractérisés, pour déterminer avec

555

précision des faits que la pratique signale d'une manière vague. EXPÉRIENCES RELATIVES A L'ARGENT ROUGE ( SULFARSÉNIÉ ET SULFANTIMONIÉ ).

Action du bichlorure de cuivre avec et sans sel marin sur l'argent rouge. On a vu par les essais précédents que le bichlorure de cuivre exerce une action plus ou moins grande sur le sulfure d'argent, suivant qu'il est ou qu'il n'est pas accompagné par le sel marin. Il était à présumer que, proportions gardées, il en serait de même pour les sulfures argentifères multiples. Cependant nous allàns voir que pour le cas spécial de l'argent rouge ou sulfantirnonié

(3AgS --I-Sb'S') il n'en est pas ainsi. On a introduit dans des flacons d'égale capacité Expériences conune certaine quantité d'argent rouge et de disso- Cernant l'action lution saline : ces flacons ont été de temps en cuti oat;ueree de temps également agités, et le contact a duré plu- sans sel marin sur l'argent rouge. sieurs mois. Voici ce que l'on a obtenu iechti

CHLORURE D'ARGENT.

NATURE '

de l'argent rouge et sa quantité

t.,

.!.

correspondant à og,133

de chlorure d'argent

(exprimé en milligrammes ) obtenu par l'action de 30 C. C. de dissolution contenant og,30 de bichlorure de cuivre,

,,,

^.

et contenant 0g,100

sans

aucun autr

d'argent métallique.

s el.

avec avec - addition de 5 gr. de addition sulfate de 0g,272 de de cuivre

sel marin' 0g,140

sulfarséniure d'argent. . . . .

de sec' l'ng;a5r°in.

mois. 3

14

2

60

,

0g,166 sulfantimoniure

d'argent. . .

.

.

63

63