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Annales des Mines (1889, série 8, volume 15)

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L'ÉCOLE DES MINES DE PARIS.

NOTICE HISTORIQUE.

rue des Saint-Pères, aujourd'hui occupé par l'École des ponts et chaussées, et siège alors de l'administration générale des ponts et chaussées et des mines. L'hôtel et toutes ses dépendances furent enfin achetés par l'administration, en vertu de la loi du 12 juillet 1837, pour le prix principal de 380.000 francs. Le dessin de la

les indications du conseil de l'École, avait été soumis aux Chambres par le gouvernement avec la loi de 1837 (*), mais celles-ci avaient provisoirement ajourné le travail.

dances au moment de l'acquisition (*). La loi allouait en outre un crédit de 50.000 francs pour travaux de répararation et de restauration, devenus d'une nécessité urgente. Depuis quarante ans l'hôtel Vendôme avait pour ainsi dire cessé d'être entretenu. Ces travaux de restauration furent confiés à Lefroy qui, devenu inspecteur général des mines, avait officiellement remis à Dufrénoy, en 1836, l'inspection de l'École, que celui-ci exerçait en fait depuis 1834, en qualité d'inspecteur-adjoint. Ces travaux furent exécutés en 1837-1838;

Lefroy (***).

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planche V donne le plan de l'hôtel et de ses dépen-

ce fut, à tous égards, pour Lefroy, le digne couron-

nement d'une carrière où cet ingénieur avait donné fréquemment des preuves remarquables de ses talents d'architecte et d'administrateur. Le crédit voté par les Chambres pour l'ensemble de toutes les opérations de

l'achat et de la restauration, avait été de 435.000 francs. Lefroy, qui fut chargé de suivre l'ensemble de l'affaire, sut tout exécuter de la façon la plus satisfaisante en restant de lf,05s au-dessous du crédit, ce qui lui valut de chaudes félicitations de l'administration, pour un exemple certainement rare en circonstances pareilles. Ces travaux de réparations terminés, il fallut reprendre le projet d'agrandissement devenu de plus en plus indispensable. Un projet dressé par Lefroy d'après

Le plan auquel on s'arrêta définitivement (1, après diverses modifications successives, et qui fut exécuté de 1840 à 1852 pour le gros-oeuvre, ne s'écartait pas sensiblement, dans ses grandes lignes, de celui proposé par Le bâtiment principal de l'ancien hôtel Vendôme, parallèle à la rue d'Enfer, fut allongé par la construction, à chacune de ses extrémités nord et sud, d'un pavillon de 15 mètres de longueur sur 15 mètres de profondeur. Les dépendances en ailes transversales, à rez-de-chaussée

et mansardes, de l'ancien hôtel, furent enlevées ; deux ailes transversales de 9 mètres de largeur furent implantées à leur place, s'étendant du bâtiment principal à la rue d'Enfer; ces ailes étaient à premier et second étages, se raccordant avec ceux de ce bâtiment principal. Ces deux ailes enserraient ainsi une vaste cour de 25 mètres de profondeur sur 32 mètres de largeur, fermée sur la rue d'Enfer par une grille avec arcades en maçonnerie. Deux autres cours de moindre importance bordaient les ailes au nord et au sud. Les laboratoires étaient placés au rez-de-chaussée de .

l'aile nord; ils étaient construits de telle sorte qu'ils offraient 22 places et permettaient d'avoir un effectif de -44 élèves travaillant toute l'année, par périodes, au labo() Le projet de Lefroy soumis au Parlement comportait une dépense de 315.000 francs.

(**) Le plan fut préparé par Duquesney, architecte des bâtiments civils, d'après les indications données par le conseil de l'École et suivant rectifications demandées par celui-ci.

(*) Ce plan est la reproduction de celui qui, dressé par Lefroy, est annexé à l'acte d'acquisition des 26-29 août 1837, dont la minute est déposée en l'étude de Me Berceon, notaire, à l'obligeance duquel nous devons d'avoir pu reproduire ce document.

(*) La différence essentielle avec le plan de Lefroy consiste dans ce que les deux ailes transversales n'avaient été prévues

par lui qu'a rez-de-chaussée, tandis qu'elles furent exécutées avec premier et second étages comme le bâtiment principal.