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Annales des Mines (1852, série 5, volume 1)

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EXPLOITATION DE LA HOUILLE

barreaux de fer surmonté de madriers encastrés dans les parois de la petite galerie. Cette espèce de porte ne permet pas aux tonnes de pénétrer dans le bassin, et à travers la grille il ne passe que des bouts ou des morceaux de charbon peu volumineux. Le bassin peut donc fonctionner pendant très - longtemps sans net-

toyage; or celui-ci ne pourrait se faire sans arrêter l'épuisement. C'est surtout dans ces puits d'épuisement que les câbles Plats en aloès rendent de trèsgrands services ; quelque soin 'que l'on apporte à la confection des tonnes à eau, il est impossible d'empêcher

absolument toute fuite à travers ces larges soupapes; le puits est 'donc toujours très-humide, et des câbles en chanvre feraient certainement un moins bon usagé. R és u m è.

Les méthodes et appareils que nous venons de décrire sont applicables à toutes les couches de houille puissantes, quelle que soit leur profondeur au-dessous de la surface. Dans les mines profondes exploitées par remblais complets et dépilages, on ouvre ordinairement dans le toit de la couche et de distance en distance des galeries à travers. bancs ; puis à l'extrémité de ces galeries des chambres d'emprunt qui doivent fournir les matériaux nécessaires au remblayage des excavations pratiquées dans la houille. Ces chambres sont complaisantes, c'est à-dire que les matériaux se présentent toujours d'eux-mêmes à l'entrée des galeries à travers bancs, et alors ils sont le plus souvent de

petit échantillon, ou bien il faut pénétrer dans leur intérieur pour provoquer de nouveaux éboulements. Dans le premier cas on consomme beaucoup de bois, en vue de lier et de consolider les remblais ; dans le deuxième, les ouvriers chargés de l'approvisionnement en remblais sont toujours en danger. Dans les deux cas

DANS LE BASSIN DE COMMENTRY.

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ces vastes chambres provoquent, dans le terrain houil-

ler, des tassements considérables qui peuvent à la longue compromettre les constructions, chemins et cours d'eau de la surface. Dans le système appliqué à Commentry, la masse de

pierres que l'on peut se procurer par jour est à peu près arbitraire ; on obtient des matériaux de tout échan-

tillon, ce qui facilite singulièrement là construction des murs de soutenement dans les chantiers de dépilage et épargne beaucoup de bois. Dans tuf terrain houiller ordinaire exploité à ciel ouvert, il est rare que l'on ne puisse se procurer, avec quelques précautions

dans l'abatage de la roche, un tiers de gros, et nous avons -vu que cette proportion est suffisante. Les extracteurs ne sont exposés à aucun danger, si ce n'est ceux attachés au métier de carrier ; la surface du sol n'est affectée que par les tassements provenant des dépilages , et ces tassements s'exécutent d'une manière insensible comparés à ceux qui peuvent être occasionnés par des chambres d'emprunt fournissant par année des masses énormes de pierres. Le nombre de bennes de remblais à introduire par poste dans les travaux souterrains ne dépend que de la force des câbles et chaînes de suspension et de la puissance du 'moteur ; en effet, avec l'aide d'un frein trèsénergique, on peut envoyer de l'accrochage supérieur et recevoir à l'accrochage inférieur des convois composés d'un nombre de bennes presque arbitraire. Par suite, en établissant des charpentes de molettes assez

fortes et assez hautes, on peut élever par voyage un nombre proportionné de bennes de charbon. Pour activer leur déchargement, on agrandirait les recettes et on multiplierait les bascules. Comme il serait difficile de se procurer des pièces plus longues et