Annales des Mines (1847, série 4, volume 12) [Image 199]

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DISTORIQUE "J96 dévora câbles et piliers. On fut obligé de nover la mine. Bientôt de grandes crevasses se déclarèrent dans le voisinage dupuits de la Découverte et s'é-

tendirent même jusqu'à la galerie d'écoulement du Mouillon , de sorte qu'on fut obligé, pour se ga-

rantir des infiltrations , d'établir des caisses dans les parties de cette galerie qui avaient le plus souffert.

En f834, une crue du Gier inonda la plaine

des Verchères et les eaux s'étant introduites par un regard placé sur la direction de la galerie du Mouillon firent écrouler les voûtes d'une cave appartenant à une maison voisine. Il en résulta un éboulement dans la galerie qui 'dès lors cessa de fonctionner. Cependant les eaux interceptées par cet éboulement pénétraient dans les travaux des Verchères-Fleurdelix , par le puits de la Découverte , filtraient indirectement dans la concession du Gourdmarin et tombaient dans la mine d'Egarande par le puits du pré du Sardon. On sentit la nécessité de mettre fin à un tel état de choses et en 184 I toute la belle saison fut consacrée à la réparation de la galerie d'écoulement. Les frais de ces

réparations firent faites par la société des Verchères qui se trouvait la plus menacée et dès lors on put supprimer le manége , fort insuffisant sans doute, qui avait été établi au-dessus de la galerie du Mouillon pour l'extraction des eaux. Le puits Jamen a atteint la grande couche, en 1803, à i6o mètres de la surface du sol. La puissance de cette couche est de 7 mètres sous le puits. Les deux bâtardes onyété rencontrées à une, profondeur de 200 mètres; elles ne sont séparées que par un nerf d'un mètre d'épaisseur. Le puits Moutton a atteint la grande masse, en

DES MINES DE RIVE-DE-GIER.

397 1806, à i54 mètres du sol et la bâtarde à 186 mètres, dans le courant de l'année 18°8. On a extrait peu de charbon par ce puits à proximité duquel existe un rejet qui précipite les couches Gier. Lorsqu'on a prolongé le canal de vers le Givors en amont de Rive-de-Gier, le puits Moutton a été complétement remblayé. Le puits de l'Espérance qui a été creusé l'aérage a rencontré la principale couche de pour de-Gier, en 1811, à 177 mètres du sol. CeRive-. n'est qu'en 1831 que les bâtardes et la Bourrue y ont été découvertes, les premières à 2 14 mètres et la dernière couche à 236, mètres de profondeur. Il existe à 136 mètres de l'orifice du puits une galerie au rocher qui rejoint la grande couche dans l'amont pendage et qui recoupe la petite mine de la Découverte où l'on a ouvert quelques chantiers. Les travaux d'exploitation ont d'abord été portés dans la grande couche de 1802 à 1819, époque à laquelle les mines de Verchères furent submergées par suite de l'abandon des puits de Chantegraine qui déversèrent leurs eaux dans les puits de la Verrerie, de successivement Montjoint , du Couloux et des- .Verchères. L'extraction fut reprise en 1829 et continuée sans interruption jusqu'en 1833. C'est à cette époque que les mines des Verchères huent inondées de nouveau par les eaux de la Cappe. Les travaux faits dans la couche ont été surtout dirigés entre les grande puits Jamen, de l'Espérance et de la Découverte. Toute la partie voisine du Gier est restée intacte, à l'exception d'une galerie qui a été dirigée vers le pont d'Egarande. Les travaux d'exploitation doivent être repris après l'épuisement des eaux du puits

Jam en.