Annales des Mines (1866, série 6, volume 10) [Image 268]

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REVUE DE GÉOLOGIE.

TERRAINS.

éocène, parce que c'est en ce point que se manifestent les plus grands changements dans la nature des couches et dans leur dis-

Sur les I 2 2 espèces, 98 sont de l'oligocène inférieur, Si de l'éocène supérieur, et 30 de l'éocène moyen.

51 2,

position.

Le terrain éocène se rencontre à Long-Brandi et à Shark-River, dans le New-Jersey, où il est représenté par une marne. M. Conrad (I) y a trouvé Aturia ziczac et Nautilus Lamarckii, ainsi que des fruits appartenant aux genres Nipadites et Mimosites, qui attestent le caractère tropical ou semi-tropical de la flore de ces couches, et prouvent leurs relations intimes avec les bassins de lignite de Brandon et du Mississipi, où les débris des palmiers sont mélangés avec ceux des chênes. M. Conrad pense que ces lignites font partie de ce grand étage NEW-JERSEY.

lignitifè,re que M. Deshay es a signalé en Europe comme formant, à la base de l'éocène, un horizon bien déterminé avec les sables inférieurs. Du reste, six des espèces fossiles trouvées à Shark-Ri-

ver sont identiques avec des espèces de l'argile de Londres, et

M. R. Tournouer (i) a observé le calcaire à astéries FRANCE. du bassin de la Garonne dans les arrondissements de la Réole et de Marmande, en établissant ses rapports avec les terrains tertiaires de l'Italie septentrionale. Suivant l'auteur, ces rapports attestent l'existence d'une zone méridionale méditerranéenne, dont on entrevoit le prolongement, par la Crimée et l'Asie Mineure, jusqu'aux couches à Nunimulites intermedia et N. Garurnnensis de la chaîne d'Hala, dans les Indes. . M. Virlet (2) a trouvé dans les lignites miocènes d'Aurignac, près Bagnères-de-Bigorre, des fossiles dans lesquels M. Ed.

Lartet a reconnu un Dinotherium, des dents de Rhinocéros' Schleiermacheri, R. Goldfussii, Tapirus priscus, Castor Jaegeri.

Cette faune classerait les lignites d'Aurignac dans une époque un peu plus récente que les faluns de la Touraine.

une, la Cyprina Morrisii, appartient à l'argile plastique. JAMAÏQUE.

L'existence du terrain éocène à la Jamaïque, déjà

indiquée par M. Barr ett, a été confirmée par M. Duncan qui s'est fondé sur l'examen des coraux fossiles, notamment sur l'existence des genres Paracyathus, Styloccenia et Stylophora.

Étage oligocène. Nous avons expliqué (3) pour quelles raisons M. Lyell n'avait pas cru devoir accueillir l'étage oligocène proposé par M. Beyrich; cet étage est cependant adopté aujourd'hui par un grand nombre de géologues allemands. 11L. de

n en (4) établit que c'est

en Allemagne seulement que ce système est bien développé : il existe notamment à Ilelmstclt, près Brunswick, où_ on l'a atteint dans une recherche de lignite sur la mine Anna Alwina : il a fourni

dans c'ette localité une faune de. sas espèces, parmi lesquelles Nautilus imperialis, Murex brevicau da, Cancellaria tenuistriata, C. elongata, C. granulata, Fusus regularis, Fusus interruptus, Cassis coronata, Pleurotoma Koninckii, Terebratula grandis, Pecten corneus, Leda prisca, Lucina gracilis, Venericardia latisulca. Ancrée. Journ., XI.. 265. Geol. Society, 1865, 1. Revue de Géologie, IV, 193.

Zeit. d. d. G., XVII, 459.

TERRAIN MIOCÈNE.

DIJON.

Les travaux d'agrandissement récemment exécutés

à la gare du chemin de fer de Dijon ont fourni à M. Jules Mar tin (3) l'occasion d'étudier les terrains qui ont été mis à découvert, ainsi que les accidents géologiques qu'ils ont subis depuis leur dépôt. Voici comment il résume l'étude à laquelle il s'est livré.

Le conglomérat lacustre de la gare, déposé au pied d'une falaise jurassique et formé du produit de la démolition des calcaires conchoïdes du bathonien, est bréchiforme et à grands éléments au contact de cet étage. La direction des couches perpendiculaires à cette falaise y présente une inclinaison de /15° à 5o°, qui contraste avec celle du reste du dépôt. A 150 mètres, de l'ouest à l'est, les strates se rapprochent brusquement de l'horizontalité, tout en plongeant encore vers le centre du bassin ; le conglomérat y.est beaucoup plus vaseux, en fragments plus menus et déjà plus roulés. L'élément corallien commence à s'y montrer. ( 1 ) Comptes rendus, LXI, 197. Bulletin. de la Société géologique, XXII, 318.

Du terrain tertiaire de la gare de Dijon, par Jules Martin.