Annales des Mines (1874, série 7, volume 5) [Image 234]

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DESCRIPTION RAISONNÉE

DE QUELQUES CHEMINS DE FER A VOIE ÉTROITE.

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strument de transport à l'effet utile qu'il était destiné à produire. En supposant même que la dépense de construction et de matériel d'un réseau à petite voie se fût élevée à too. 000 fr. par kilomètre, chiffre qui eût permis un tracé très-favo-

rable à l'exploitation, l'Algérie serait aujourd'hui dotée, kiloavec la même dépense, d'un réseau de près de 1.700 mètres desservant toutes les parties du pays et suffisant pour satisfaire pendant de longues années à tous ses besoins.

On peut se demander, toutefois, si les populations et, dans une certaine mesure, l'administration, qui apportent dans notre colonie les procédés et les exigences de la mère patrie, se seraient contentées du service restreint dont nous avons esquissé les éléments. Mais ce qui ne peut guère faire l'objet d'un doute, c'est qu'il serait aujourd'hui plus avantageux pour l'Algérie et plus favorable à son développement de posséder 1.700 kilomètres de chemins de fer, même exploités modestement, que d'en avoir 516, pourvus, il est vrai, du service large et coûteux en usage sur les lignes à

grand trafic.

TROISIÈME PARTIE.. CHEMINS DE FE11 DE SAINT-LÉON (SARDAIGNE), DE ROCIIEBELLE

ET DE CESSOUS ET TRÉBIAU (GARD.).

VOIE DE 0,80.

CHAPITRE I. CHEMIN DE FER DE SAINT-LÉON.

§ 1.

Voie.

Le chemin de fer de Saint-Léon (Sardaigne) a été établi par MM. Petin et Gaudet pour transporter jusqu'à la plage de la Madeleine, sur le golfe de Cagliari, les minerais prove-

nant des mines de fer du même nom. Il a été décrit par M. Leseure dans la première livraison, tome XII (1866), du Bulletin de la Société de l'industrie minérale. Nous ne donnerons donc sur ce chemin que des renseignements très sommaires, en insistant seulement sur certains faits nouveaux qu'une récente excursion en Sardaigne nous a permis de constater, et dont le mémoire de M. Leseure ne fait pas mention. La longueur du chemin est de 15 kilomètres. A partir de Saint-Léon, la pente moyenne du premier kilomètre est de 4(i millimètres; du deuxième kilomètre, de 2o millimètres; du troisième kilomètre, de i i millimètres. Les courbes sont nombreuses et leurs rayons varient de 52 à ioo mètres. Sur le reste du chemin, la pente est inférieure à 10 millimètres, les contre-pentes sont faibles. Les rayons des courbes sont généralement supérieurs à 6o mètres.