Annales des Mines (1865, série 6, volume 7) [Image 85]

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DU HODNA ET DU SAHARA.

VOYAGE DANS LES BASSINS

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Mzab. Cette ligne artésienne se prolonge très-loin _au S. S. 0,

plus haut, ces trois vallées sont des lignes suivant les-

d'Ouargla ; la nappe artésienne plongeant vers le S. F., est probable qu'en marchant dans cette direction à partir d'Ouargla, on obtiendrait aussi des eaux jaillissantes, ce qui permettrait de jalonner par des sources la longue route d'Ouargla à Rdhamès qui traverse un pays complètement dénué d'eau pendant vingt jours environ de marche. Si l'on installait jamais un atelier de forage à Ouargla, il serait facile d'éclairer cette question en s'écartant progressivement d'Ouargla vers le S. S. E., et se plaçant autant que possible dans des dépressions naturelles du sol. De Bardad à Ouargla, j'avais été accompagné par E lieutenant d'artillerie Zickel, qui a été pour moi 'un cama-

quelles des puits artésiens présentent des chances de succès, en se plaçant dans les plaines alluviennes qu'elles encaissent. Ces puits, si l'on en juge par les puits artésiens de Temacin , Bardad , Ouargla et Negoussa , ne sauraient avoir une très-grande profondeur, à canuse des allures du terrain saharien ; on peut admettre que les puits nouveaux dont je parle ne dépasseront pas 16o à 18o mètres de pro-

rade dévoué et plein d'entrain. Sa connaissance parfaite dés

Mzab, de l'oued en Neça et de l'oued Zegrir, en marchant

lieux a été très-utile à notre petite caravane pendant une violente tourmente de siroco qui nous avait assaillis entre Bardad et el Hadjira. A Ouargla, j'ai trouvé lvi. le lieutenant Cajard, que M. le général Jusuf avait envoyé à ma rencontre avec une escorte de spahis, pour me protéger dans le sud de la province d'Alger.

vers le plateau central des Beni Mzab. Oh jalonnerait d'abord

Je suis arrivé à Guerrara le 5o avril, après avoir traversé constamment, pendant quatre jours de marche, du terrain saharien formé de sables plus ou moins .agglutinés, avec concrétions siliceuses ou calcaires. Ces dernières, fois, prennent un assez grand développement et donnent

lieu à des couches ,étendues à la surface du sol. Le premier jour on campe à Negoussa, où l'on trouve de l'eau; le deuxième jour, on campe sur les bords de l'oued Mzab sans eau ; le troisième jour, on campe sur les bords de l'Oued en Neça, sans eau ; le quatrième jour, on arrive dans la soirée à Guerrara. Le terrain s'élève constamment dé Negoussa vers Guetraya, et l'on ne traverse qu'un plateau aride, presque sans végétation, profondément découpé par les cours de l'oued Mzab , de l'oued en :Neça et .de l'oued Zegrir. Je l'ai dit

fondeur.

Pour agir avec plus de chances de succès, il est incontestable qu'il vaudrait mieux partir d'un point pour lequel le résultat n'est pas douteux, c'est-à-dire d'Ouargla et de

Negoussa; de là, on remonterait les vallées de l'oued de puits artésiens la route de Negoussa à Guerrara, route qui est très-fréquentée par les commerçants, et qui est sari eau, ainsi que je l'ai dejà dit. Le premier puits ,de cette route se ferait dans la vallée de l'oued Mzab, sur le plateau alluvien longeant la rive gauche de la rivière, au point où la route quitte définitivement la vallée pour monter sur le plateau compris entre l'Oued Mzab et l'Oued en Neça. Le deuxième puits pourrait se faire sur la rive gauche de l'Oued en Neça , à la troisième étape ; on profiterait d'un puits assez profond, creusé par les Mozabites, sur l'ordre de M. le colonel Marguerite, alors qu'il était commandant supérieur du. cercle de Laghouat, et qui a été abandonné, avant d' être,arrivé à l'eau,.à cause de la rencontre de bancs de sables ébouleux. Les autres puits artésiens se feraient dans la dépression de Guerrara, dans la partie couverte par les grandes inondations de l'Oued Zegrir, et serviraient l'irrigation des cultures de cette oasis; on pourrait commencer par le point désigné sous le nom de Foussa Berrania.

Le plateau saharien qui s'étend au N. N. O. de Guertara, en se relevant toujours doucement, est profondément