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Les éditions du Bergbüchlein

[Das Bergbüchlein]

L'ouvrage semble avoir connu bien du succès et fut souvent réédité. D'après A. G. Sisco et C. S. Smith, on en connaît huit éditions, sans compter la nôtre, qu'ils n'avaient pas repérées. Dans l'ordre chronologique, ce sont :

- une édition non datée, possédée par la Bibliothèque Nationale de France et par la Bibliothèque d'Augsbourg.
Elle fut considérée comme un incunable par la Bibliothèque Nationale, à cause de l'aspect archaïque de sa présentation et de ses gravures. D'après le Gesamtkatalog der Wiegendrucke elle se situerait entre les années 1505 et 1510 et pourrait être attribuée à Martin Landsberg à Leipzig. Il s'agirait alors d'une reproduction rapide, par un éditeur plus modeste qu'Erhard Ratdolt, d'une plaquette d'usage courant.
Le texte est le même que celui de notre édition et s'arrête donc au projet du maître d'expliquer les procédés de fusion. Il ne comporte ni les indications de couleurs à mettre sur les gravures ni le répertoire technique des éditions postérieures ; de plus la première gravure est fort différente et, de manière générale, l'iconographie est plus simple.
L'hypothèse d'une date plus ancienne n'est cependant pas totalement à exclure ; W. Pieper affirme que si les bois de cette édition sont moins beaux, ils sont plus corrects, notamment les indications d'orientation, et émet l'hypothèse que cette édition serait bien la première, Ratdolt ayant fait refaire les planches par un meilleur artiste...non mineur.
Donc, suivant le choix fait parmi ces hypothèses, la bibliothèque de l'Ecole des Mines possède ou ne possède pas la première édition du Bergbüchlein...

Les autres éditions recensées sont :
- une édition de 1518, faite à Wörms par P. Schöfern.
- une édition de 1527, faite à Erfurt par J. Loersfelt.
- une autre édition non datée, postérieure à la précédente, par J. Haselberger
- une édition de 1533, faite à Francfort sur Main par C. Egenolph.
- une édition de 1534, faite à Augsbourg par H. Steyner.
- une édition de 1535, faite à Francfort sur Main par C. Egenolph.
- une édition de 1539, faite à Augsbourg par H. Steyner. C'est sur cette édition étudiée par son ami H. van Dechen et publiée par lui que Daubrée a fait sa traduction... et non sur celle de 1505 lui appartenant.

Aucune de ces éditions ne présente les mêmes gravures.

Pour revenir sur notre édition de 1505, H. von Dechen déclare dans son article ne pas en avoir localisé d'autres exemplaires. D'après M.-P. Guelpa, elle serait clairement mentionnée dans un ouvrage de bibliographie du 18ème siècle, et depuis, personne ne semblait l'avoir vue.
En 1976, un libraire spécialisé en fonds ancien, Théodor Ackermann, a pris contact avec la bibliothèque de l'Ecole. Il avait entre les mains un deuxième exemplaire de notre édition, strictement comparable : cet exemplaire possède notamment le bois ornemental qui termine l'ouvrage, mais aussi une page blanche à l'emplacement du feuillet 4 du cahier « a » recto. Cet exemplaire était lui aussi colorié. Les couleurs employées sont d'ailleurs celles conseillées à l'explicit de l'édition de 1518 : « si quelqu'un, pour faire ressortir plus nettement les montagnes, désire avoir les gravures peintes ou coloriées : jaune pour les veines, couleur de fumée pour la brume et les émanations, bleu pour l'eau. »

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