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Statistique de l'industrie minérale et des appareils à vapeur (1895)

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|Il n'en est pas de même dans d'autres pays, où il reste à satisfaire de plus grands besoins à l'intérieur, ou bien qui ont pu se créer, grâce à leur marine et à leurs conditions économiques, d'abondants débouchés à l'extérieur.
 
|Il n'en est pas de même dans d'autres pays, où il reste à satisfaire de plus grands besoins à l'intérieur, ou bien qui ont pu se créer, grâce à leur marine et à leurs conditions économiques, d'abondants débouchés à l'extérieur.
 
|On peut en juger par la production de la fonte à l'étranger. En 1895, celle-ci s'est élevée en Angleterre à 7,827,000 tonnes, en s'accroissant de 281,000 ; en Allemagne, y compris le Luxembourg, à 5,461,000 tonnes, en augmentant de 81,000 seulement ; en Belgique à 829,000, en augmentant de 10,000. La satis-
 
|On peut en juger par la production de la fonte à l'étranger. En 1895, celle-ci s'est élevée en Angleterre à 7,827,000 tonnes, en s'accroissant de 281,000 ; en Allemagne, y compris le Luxembourg, à 5,461,000 tonnes, en augmentant de 81,000 seulement ; en Belgique à 829,000, en augmentant de 10,000. La satis-
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|tique des Etat-Unis porte le chiffre de la production dans ce pays à 9,597,000 tonnes, accusant un excédent énorme et presque invraisemblable de 2,832,000 tonnes comparativement à l'année précédente.
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|- Le troisième chapitre est consacré aux appareils à vapeur et se subdivise en trois sections où l'on passe en revue les appareils affectés : 1° aux établissements industriels et divers ; 2° à l'exploitation des chemins de fer ; 3° à la marine marchande.
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|La progression normale de ces différents appareils, que l'on constate depuis de longues années, s'est poursuivie en 1895 d'une façon plus accentuée qu'en 1894. Si l'on réunit les sections, on constate un accroissement de 3,054 chaudières, 620 récipients, 2,730 machines, 222,000 chevaux-vapeur, qui caractérise les progrès de nos industries.
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|On comptait au 1er janvier 1896, comme étant en activité, 96,972 chaudières à vapeur, parmi lesquelles 11,120 locomotives pourvues de foyer, 28,291 récipients et 85,390 machines motrices susceptibles de développer une puissance supérieure à 6 millions de chevaux-vapeur.
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|Le nombre des accidents n'a pas dépassé 36, chiffre voisin de la moyenne des vingt dernières années. Mais plusieurs d'entre eux ont présenté une gravité exceptionnelle ; c'est ainsi que 9 mineurs ont été tués par l'explosion d'une chaudière installée souterrainement dans une houillère, et que 7 personnes ont succombé à la suite de l'explosion d'une batteuse locomobile dans une exploitation agricole. Le nombre total des morts s'est élevé à 38, celui des blessés à 30.
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|Près des deux tiers des accidents ont été occasionnés par les conditions défectueuses de l'entretien des appareils.
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|Les ingénieurs du service local des mines, ceux du contrôle de l'exploitation des chemins de fer, enfin les commissions de surveillance des bateaux procèdent, avec le concours des contrôleurs des mines, aux épreuves réglementaires auxquelles les appareils à vapeur sont soumis. Pendant l'année 1895, il a été exécuté 23,794 épreuves à l'aide de la presse hydraulique. Ce nombre est très élevé et n'a subi depuis cinq ans que de faibles variations.
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|Les associations de propriétaires d'appareils à vapeur contribuent, pour leur part, à la surveillance des appareils installés dans les établissements industriels. Elles sont au nombre de 11, et les chaudières des associés formaient un total de 16,019 à la fin de l'année.

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_ XVIII _ | |en une diminution de 54,000 tonnes pour les quantités et de 4,800,000 francs pour la valeur des produits. |Le remplacement progressif du fer par l'acier est, en métallurgie, le fait capital de cette fin de siècle. Ainsi que nous le constations dans le rapport de l'année dernière, depuis que nous obtenons les lingots d'acier à bas prix, en nous servant de fontes déphosphorées par le procédé Thomas, les usines à fer en sont réduites à chercher à subsister. Elles ont dû abandonner la fabrication des rails, des bandage e des essieux des roues de locomotives et de wagons, qui sont maintenant en acier d'une façon exclusive. Les tôles se fabriquent de plus en plus avec le même métal ; leur production a été, en effet, en 1895, de 182,000 tonnes pour les tôles d'acier et seulement de 86,000 pour les tôles de fer. |Les prix de vente ont généralement baissé, mais dans une faible proportion. | |Le commerce extérieur des fontes, fers et aciers, dont la situation ressort des tableaux de l'Administration générale des douanes, a montré plus d'activité en 1895 que l'année précédente : l'excédent global des exportations sur les importations s'est élevé à 145,000 tonnes, tandis qu'il était seulement 45,000 en 1894. Les fontes y participent pour 112,000 tonnes, les fers pour 22,000, les aciers pour 27,000 ; la différence par rapport au total ci-dessus tient à un excédent d'importation de 16,000 tonnes sur les ferrailles de fer ou d'acier, les limailles et pailles, qui y sont comprises. | |Finalement, notre fabrication est demeurée stationnaire depuis quelques années pour les fers et aciers réunis ; elle a même décliné pour les fontes. |Il n'en est pas de même dans d'autres pays, où il reste à satisfaire de plus grands besoins à l'intérieur, ou bien qui ont pu se créer, grâce à leur marine et à leurs conditions économiques, d'abondants débouchés à l'extérieur. |On peut en juger par la production de la fonte à l'étranger. En 1895, celle-ci s'est élevée en Angleterre à 7,827,000 tonnes, en s'accroissant de 281,000 ; en Allemagne, y compris le Luxembourg, à 5,461,000 tonnes, en augmentant de 81,000 seulement ; en Belgique à 829,000, en augmentant de 10,000. La satis- | | |_ XIX _ | |tique des Etat-Unis porte le chiffre de la production dans ce pays à 9,597,000 tonnes, accusant un excédent énorme et presque invraisemblable de 2,832,000 tonnes comparativement à l'année précédente. | |- Le troisième chapitre est consacré aux appareils à vapeur et se subdivise en trois sections où l'on passe en revue les appareils affectés : 1° aux établissements industriels et divers ; 2° à l'exploitation des chemins de fer ; 3° à la marine marchande. |La progression normale de ces différents appareils, que l'on constate depuis de longues années, s'est poursuivie en 1895 d'une façon plus accentuée qu'en 1894. Si l'on réunit les sections, on constate un accroissement de 3,054 chaudières, 620 récipients, 2,730 machines, 222,000 chevaux-vapeur, qui caractérise les progrès de nos industries. |On comptait au 1er janvier 1896, comme étant en activité, 96,972 chaudières à vapeur, parmi lesquelles 11,120 locomotives pourvues de foyer, 28,291 récipients et 85,390 machines motrices susceptibles de développer une puissance supérieure à 6 millions de chevaux-vapeur. | |Le nombre des accidents n'a pas dépassé 36, chiffre voisin de la moyenne des vingt dernières années. Mais plusieurs d'entre eux ont présenté une gravité exceptionnelle ; c'est ainsi que 9 mineurs ont été tués par l'explosion d'une chaudière installée souterrainement dans une houillère, et que 7 personnes ont succombé à la suite de l'explosion d'une batteuse locomobile dans une exploitation agricole. Le nombre total des morts s'est élevé à 38, celui des blessés à 30. |Près des deux tiers des accidents ont été occasionnés par les conditions défectueuses de l'entretien des appareils. |Les ingénieurs du service local des mines, ceux du contrôle de l'exploitation des chemins de fer, enfin les commissions de surveillance des bateaux procèdent, avec le concours des contrôleurs des mines, aux épreuves réglementaires auxquelles les appareils à vapeur sont soumis. Pendant l'année 1895, il a été exécuté 23,794 épreuves à l'aide de la presse hydraulique. Ce nombre est très élevé et n'a subi depuis cinq ans que de faibles variations. |Les associations de propriétaires d'appareils à vapeur contribuent, pour leur part, à la surveillance des appareils installés dans les établissements industriels. Elles sont au nombre de 11, et les chaudières des associés formaient un total de 16,019 à la fin de l'année.